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La nouvelle formule du Nouvel An fait des adeptes

Les festivités sur quatre soirs ont ravi les commerçants de la Grande Allée

Festival Toboggan - Soirée Nouvel An
Photo Jérémy Bernier La soirée du 31 décembre sur la Grande Allée a été couronnée de succès.

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La nouvelle formule du Nouvel An sur la Grande Allée n’aura pas tardé à gagner le cœur des commerçants qui espèrent que l’événement deviendra maintenant un incontournable à Québec au même titre que le Festival d’été.

S’il s’agissait de la 11e édition de ce rendez-vous, c’était la première fois que le Festival Toboggan était déployé avec, aux commandes, l’équipe de 3E et du Festival d’été (FEQ).

Ce format revampé a notamment fait en sorte que l’événement se déroule sur quatre soirs pour s’achever le 31, plutôt que d’être concentré au réveillon. Une prolongation salutaire pour les commerçants, se réjouissent plusieurs d’entre eux. 

« Historiquement, depuis qu’il y a ce party sur la Grande Allée, ç’a toujours été une bonne période pour nous. Cette année, c’était la même chose, mais encore mieux », mesure le copropriétaire de l’Atelier et de l’Ophélia, Fabio Monti, qui observait une hausse d’achalandage de 25 % comparativement à l’an dernier.

Idem de l’autre côté de l’artère à la microbrasserie L’Inox. Le copropriétaire Philippe Desrosiers dit avoir observé la présence de foules appréciables lors de trois des quatre soirs ; une hausse de 20 % comparativement à pareilles dates en 2018.

« Le monde se réservait le 30, suppose-t-il. Les trois autres soirs, c’était incroyable. Il y avait du monde, sensiblement autant que l’an dernier. »

Touristes et neige

Les festivités auront une fois de plus attiré leur lot de touristes internationaux, joints en plus grande proportion par des résidents d’ici, juge M. Monti.

« Il y a un ajout de clientèle locale. Et c’est sûr, beaucoup de touristes. Québec est une des plus belles places au monde pour fêter le Nouvel An », dit-il.

Ces touristes ont pu profiter d’une Québec bien parée, d’autant plus charmante sous les nombreux flocons tombés au cours de la tempête du 31 décembre. 

Les précipitations ont cependant causé des maux de tête aux commerçants, qui ont attendu tout au long de la journée avant de pouvoir installer leur bar extérieur. 

Selon le copropriétaire de L’Inox, la Ville aurait dû prêter une plus grande assistance aux tenanciers. Les trottoirs et la rue ont été déneigés, envoyant la neige dans les espaces de stationnement où devaient être montés les bars.

« Le Festival a fait un gros boulot, mais la Ville aurait dû venir déneiger pour la sécurité de tout le monde. [...] C’est probablement le seul, mais c’est un gros point négatif. On a pu s’en sortir, mais c’est unanime de la part de tous les commerçants que ça aurait été bienvenu », avance Philippe Desrosiers.

À refaire

L’organisation de Toboggan n’a pas encore confirmé que l’événement sera de retour pour une deuxième édition pour clore l’année 2020. Personne d’E3 n’était disponible pour s’entretenir avec Le Journal, jeudi. Mais s’il n’en tient qu’aux commerçants, il faudra récidiver. 

« L’activité est là pour de bon. Ç’a été incroyable », souligne le directeur de la rôtisserie Saint-Hubert de la Grande Allée, Stéphane Lapointe.

« On est certain que ça va se répéter encore. Ça va devenir, en hiver, quelque chose comme le FEQ, qui est une des plus grosses périodes de l’année pour nous. On veut recréer ça », lance un Fabio Monti confiant.