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Fin d'Air Saguenay: des pourvoiries en péril

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Des pourvoiries se retrouvent en péril à la suite de l’annonce du transporteur aérien Air Saguenay qu'il mettrait fin à ses activités. C’est le cas de la Pourvoirie Nordic, située au nord du lac Saint-Jean.  

La fin de la chasse aux caribous et une série d’écrasements mortels ont eu raison du transporteur aérien de brousse. À la fin du mois de novembre, le président d’Air Saguenay, Jean Tremblay, annonçait qu’il mettait en vente tous ses actifs.   

Cette décision fait mal à de nombreuses pourvoiries qui étaient desservies par cette compagnie via ses appareils et ses bases aériennes.   

La Pourvoirie Nordic, dont les camps sont situés au nord du lac Saint-Jean, est menacée. Ses installations sont accessibles uniquement par hydravion.   

«Moi, ça met fin à mes opérations si je n’ai pas de transport aérien, affirme Julien Simard, propriétaire de la pourvoirie Nordic. J’ai des clients qui m’appellent et qui veulent être remboursés. À cette période-ci, d’habitude, j’ai de 40 à 50% de mes réservations qui sont faites. Là, je n’atteins même pas 20%.»  

Au total, une quarantaine de pourvoyeurs et près de 400 villégiateurs faisaient affaire avec Air Saguenay. Ces derniers doivent trouver un autre moyen d’accéder au Nord.  

Des acheteurs potentiels

Le président d’Air Saguenay indique qu’il a présentement des discussions avec des acheteurs potentiels.   

«J’ai beaucoup de discussions avec des gens qui pourraient être repreneurs, a commenté Jean Tremblay. Je suis assez confiant qu’il va y avoir une suite, mais je ne peux pas la garantir au moment où on se parle. Il y en a qui veulent des parties de l’entreprise, d’autres qui regardent l’ensemble. On va tenter de prendre la meilleure option qui s’offre à nous.»  

Les propriétaires de pourvoiries espèrent que la compagnie trouvera un repreneur. Par contre, le rachat potentiel de l’entreprise ne garantit pas nécessairement la survie de leurs activités.   

«Le prochain repreneur, s’il y en a un, compte tenu des primes d’assurances qu’il va devoir payer, quel prix il va charger pour ses avions? Est-ce que la clientèle va pouvoir absorber ça? Et est-ce que les bases aériennes vont demeurer au même endroit?» se questionne le propriétaire de la Pourvoirie Nordic.