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Hockey junior et français

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Encore une fois, le Championnat mondial de hockey junior est l’occasion pour certains de rallumer la fameuse controverse de l’utilisation du français au sein de l’équipe canadienne. Soupir.

Tradition

Pourtant, ce rendez-vous annuel est l’une des belles traditions des Fêtes. Une occasion de se réunir entre amis ou en famille pour encourager de jeunes athlètes bourrés de talent et qui ne font pas assez parler d’eux en temps normal.

Par leur réussite, notre fierté s’exprime. Un peu comme lors des Olympiques, nous mettons nos différends de côté pour nous ranger un instant derrière la feuille d’érable. Et ça fait du bien.

Sauf que...

Pour certains, il faut absolument trouver un bobo. Impossible de simplement profiter de l’occasion, non, il faut chialer un brin et déchirer nos chemises. Pourquoi ? Parce que les joueurs parlent en anglais dans le vestiaire ! Oh, sacrilège ! Vite, ça prend une équipe Québec, et vivement un nouveau référendum, tant qu’à y être !

Franchement. Faut-il vraiment s’insurger du fait qu’une langue commune est désignée pour parler hockey dans un vestiaire et sur le banc des joueurs ?

Qu’est-ce que les pourfendeurs souhaiteraient ? Que les entraîneurs tiennent des discours bilingues ? J’imagine ceux-ci tenter d’expliquer une stratégie en anglais, puis en français. D’appeler un changement de trio en anglais, puis en français. « Change up boys, let’s go ! Changement de ligne les garçons, allons-y ! » Ridicule.

Bien sûr, il faut protéger le français. Oui, le bilinguisme est trop souvent un vague concept au sein de la fédération. Mais là, on parle de hockey. Juste de hockey.

Le récent rapport d’enquête du Commissariat aux langues officielles a démontré qu’il est faux de prétendre que le français était interdit au sein d’Équipe Canada, mais que l’utilisation de l’anglais était favorisée à des fins d’efficacité. Tout simplement.

Peut-on apprécier le spectacle et cesser de chercher des poux ?