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Organisation et limites sont les clés de la réussite

À 15 ans, une employée de McDonald’s réussit à concilier école, travail et sport

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Photo Jean-François Desgagnés Audrey Michaud n’a aucun problème à concilier école, emploi chez McDonald’s, sport et vie sociale. Elle estime qu’il est important que les jeunes connaissent leurs limites.

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Un sens développé de l’organisation et des limites claires sont la clé du succès d’une bonne conciliation travail/études, plaide une jeune fille de 15 ans qui jongle aisément avec l’école, le sport d’élite et son emploi. 

Audrey Michaud a commencé à travailler dans un restaurant McDonald’s dès la fin de son secondaire 3, à 14 ans.

Neuf mois plus tard, elle est convaincue que c’était la chose à faire. « Il était temps. Je voulais vraiment découvrir le marché du travail », affirme-t-elle avec confiance.

L’expérience d’Audrey démontre les bienfaits que peut avoir le travail sur le parcours d’un adolescent.

Responsabilisation, contact avec plusieurs réalités auprès du public, gestion d’un horaire, première relation employeur-employé, la jeune fille se dit aujourd’hui plus mature qu’il y a quelques mois à peine.

« Tout a changé. Quand je repense à mon début de secondaire 3, je trouve aujourd’hui que j’étais vraiment plus bébé, que j’étais jeune », confie-t-elle.

Stratégies d’organisation

L’adolescente est toutefois pleinement consciente du défi que peut représenter une telle conciliation. Si la majorité de ses camarades de classe ont aussi un emploi, ce n’est pas tout le monde qui gère son horaire aussi bien.

« Oh, que non ! » lance-t-elle en riant. « Il y en a qui ont de la difficulté à jongler avec ça, [à] demander leurs congés d’avance s’ils [en] ont besoin, etc. Il faut tout prévoir d’avance », explique Audrey.

Sa semaine typique, en plus de l’école, comporte entre 10 et 15 heures de travail au McDonald’s, en plus d’une dizaine d’heures de badminton, sport qu’elle pratique dans les rangs élites.

Pour éviter les impacts néfastes sur ses résultats dans l’une ou l’autre des trois sphères de sa vie, elle tient un horaire serré.

« Avec des bonnes stratégies d’organisation, c’est possible d’y arriver », assure Audrey.

« Je n’ai jamais eu de doutes à la laisser se trouver un emploi. [...] Dans la vie, plus tu en gères, plus tu es capable d’en gérer », ajoute sa mère, Isabelle Vien, qui a elle-même travaillé chez McDo dans son adolescence. « Je connaissais l’encadrement, j’avais confiance. »

Imposer ses limites

Audrey a tout de même évité les dérapages que peuvent vivre certains jeunes en imposant ses propres limites. Et son employeur, Isabel Auger, n’a aucun problème à les respecter. 

« On a toujours eu des horaires très flexibles pour les jeunes, c’est notre marque de commerce », explique la propriétaire de six restaurants McDonald’s dans la région de Québec.

« Les jeunes, aujourd’hui, ont des disponibilités qui changent plusieurs fois dans l’année en raison de l’école, de leurs sports, et c’est à nous de [nous] y adapter. »