/entertainment/stage
Navigation

Le don d’Edwige

Une œuvre de jeunesse de Wajdi Mouawad arrive sur les planches de La Bordée

Les mains d'Edwige au moment de la naissance
Photo courtoisie, Nicola-Frank Vachon Les acteurs Marianne Marceau et Samuel Corbeil lors des répétitions de la pièce Les mains d’Edwige au moment de la naissance.

Coup d'oeil sur cet article

Edwige a un don. Une eau pure sort de ses mains lorsqu’elle prie. Un don que ses parents ont décidé, un jour, d’exploiter.

À l’affiche à La Bordée, à partir du 14 janvier, Les mains d’Edwige au moment de la naissance est une œuvre de jeunesse de Wajdi Mouawad. Une pièce que l’homme de théâtre libano-québécois a écrite avant Littoral, Incendies, Forêts, Sœurs et Tous des oiseaux, qu’on a vue le printemps dernier au Carrefour international de théâtre. 

L'actrice Annabelle Pelletier-Legros lors des répétitions de la pièce <i>Les mains d’Edwige au moment de la naissance</i>.
Le Journal de Québec
L'actrice Annabelle Pelletier-Legros lors des répétitions de la pièce Les mains d’Edwige au moment de la naissance.

Cette pièce, très peu montée, a comme point de départ une cérémonie funéraire symbolique organisée par les parents d’Edwige, pour souligner la mort de leur fille Esther, disparue depuis dix ans. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Ils profitent de l’occasion pour inviter des gens et monnayer le don de leur autre fille à son insu.

« Edwige est dans la cave et elle est en protestation contre tout ça. Elle croit fermement que sa sœur est toujours vivante. Elle le sent », a raconté le metteur en scène Jocelyn Pelletier, lors d’un entretien.

Edwige apprend, par son frère, que ces funérailles sont une arnaque et que l’objectif est de monnayer son don et de ramasser de l’argent.

« Elle tient à ses convictions. Elle reste en bas. On entend, là-haut, à l’étage, les gens qui ont été invités aux funérailles s’impatienter. Ils sont venus pour se faire sauver par les mains d’Edwige. Ça dégénère », a-t-il indiqué.

Comme un thriller

Les mains d’Edwige au moment de la naissance aborde la force des convictions. C’est aussi une œuvre sur l’amour.

« C’est l’amour, au final, qui va nous sauver dans un monde difficile et corrompu. Ce ne sont pas les dogmes religieux et ni l’argent qui peuvent faire ça », a fait remarquer le metteur en scène.

Le lieu où se déroule l’histoire n’est pas situé géographiquement. 

Le metteur en scène Jocelyn Pelletier
Photo courtoisie, Nicola-Frank Vachon
Le metteur en scène Jocelyn Pelletier

« C’est dans un petit village et dans une petite communauté peu fortunée. Ça pourrait être près de Fermont, dans un village proche du Liban ou dans une petite ville en Roumanie », a mentionné Jocelyn Pelletier.

L’œuvre comporte, explique-t-il, plusieurs défis de mise en scène, avec des éléments fantastiques, une naissance, la présence de brouillard et les mains d’Edwige qui coulent. Le metteur en scène a choisi de privilégier une approche tragique. 

« C’est comme un thriller. L’action avance, et les corps sont engagés dans une locomotive qui avance comme un train. Ça devient très anxiogène. Le rythme est imparable », a-t-il laissé tomber.

♦ Les mains d’Edwige au moment de la naissance est présentée du 14 janvier au 8 février à La Bordée.