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Les brigadiers scolaires reviennent à la charge contre la Ville de Québec

Ils veulent faire entendre raison à la Ville à la veille de négos

Les brigadiers scolaires reviennent à la charge contre la Ville de Québec
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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Au moins 150 brigadiers scolaires manifesteront lundi midi au Centre des foires de Québec. Le « manque d’analyses et de consultations » de la Ville avant les compressions, annoncées il y a quatre mois, sera au cœur de leurs revendications.

À la fin du mois d’août, l’administration Labeaume annonçait une diminution d’un total de 25 000 heures de travail des brigadiers sur son territoire. Après plusieurs rencontres et manifestations, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) revient à la charge à la veille des négociations du renouvellement de leur convention collective.

Le SCFP accuse notamment la Ville de ne pas avoir effectué d’analyses avant de calquer l’horaire des travailleurs au son de la cloche.

« Ce ne sont pas des vidanges »

« Il est fallacieux de penser que lorsque la cloche sonne, il n’y a plus d’enfants qui passent. Avant de couper, il devrait y avoir des analyses. Ce qui n’a pas été fait », a expliqué au Journal Yannick Labrecque, un conseiller syndical du SCFP. 

« La ligne de la Ville, ça a été “les enfants vont s’adapter”. Ce ne sont pas des vidanges. Ce n’est pas comme si on devait sortir les vidanges le mardi, parce que la Ville l’a décidé », a-t-il imagé.

Griefs

Qui plus est, selon le syndicat, aucune direction d’écoles ou commissions scolaires n’a été consultée. Or, l’administration Labeaume ne peut faire de compressions sans consulter ces instances.

« La clause dit que les besoins des écoles doivent être respectés. Donc, si la Ville n’a pas demandé aux écoles si elles avaient des besoins ou pas, elle ne pouvait pas faire de coupure », a affirmé M. Labrecque.

Des griefs sont donc en cours pour faire respecter la convention collective. Entre-temps, la semaine typique d’un brigadier est passée de 15 heures à 11,25 heures.

Au moment de mettre sous presse, Le Journal n’a pas été en mesure de joindre le cabinet du maire de Québec. En début de septembre, Régis Labeaume avait mentionné qu’il y avait « beaucoup de mensonges » émis par le syndicat. Il avait également trouvé « scandaleux » que ce dernier « utilise les enfants » comme tactiques de négociations.