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[VIDÉO] Cette famille ivoirienne accueillie à Québec à bras ouverts

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QUÉBEC | Ce n'est pas toujours facile pour certains immigrants de quitter famille et amis pour changer de vie. Aller s'établir dans un autre pays demande des sacrifices, mais parfois ça rapporte. C'est le cas d'un couple ivoirien qui a choisi la Ville de Québec pour élever ses quatre enfants. Le marché du travail québécois les a accueillis à bras ouverts.  

Hermann et Clarisse Beugré ont longuement réfléchi avant de faire le grand saut. En 2015, ils ont finalement pris la décision de quitter Abidjan, principal centre urbain de leur Côte d'Ivoire natale. L'objectif: trouver une vie meilleure. Ils ont choisi le Québec et sont finalement arrivés en septembre dernier. C’est notamment la sécurité en Côte d'Ivoire qui a fait pencher la balance pour un nouveau départ.   

«Chaque fois qu'il y a des élections, on n'est pas en sécurité. Ça dépend du camp auquel tu appartiens. Et il y a aussi la sécurité d'emploi», explique le père de famille.   

En moins de trois semaines, le couple a réussi à décrocher un emploi. Hermann, qui est détenteur d'une maîtrise en marketing, a travaillé en épicerie avant de s'inscrire à l'école en informatique. Clarisse est préposée aux bénéficiaires.   

«Ici, c'est comme si c'est le boulot qui cherche l'employé, contrairement à chez nous. Partout, c'est écrit "nous embauchons" en gros caractères. Ça m'a vraiment surprise», soutient la maman de 37 ans.   

Et il y a Arthur, le petit dernier des quatre enfants des Beugré.   

«Quand on a découvert que notre fils était autiste, la décision de quitter [la Côte d'Ivoire] a été automatique. Forcément, c'est douloureux, car on laisse beaucoup derrière soi», ajoute Hermann Beugré.   

Avec l'aide de leur député, Arthur a pu être rencontré par des spécialistes en deux temps, trois mouvements.   

«Quand il pourra aller à l'école et commencer un traitement thérapeutique, on sera libérés. Mais entre-temps, le fait d'avoir pu rencontrer des spécialistes, ça nous soulage», a lancé Clarisse Beugré.   

Et la famille s'adapte tant bien que mal aux réalités de l'hiver québécois.   

«Quand on est arrivés à l'automne, il faisait 16 degrés. On gelait! Mais ça va de mieux en mieux. Je sais qu'il fera beaucoup plus froid», rigole Hermann.   

Le père de famille a ce message pour les futurs immigrants: «S’ils traversent des revers, le Québec, ce n'est pas ça. Le Québec c'est la générosité humaine, le partage.»