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Objectif LNH: le bulletin des espoirs

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 Les recruteurs de la LNH ont eu de quoi se mettre sous la dent au cours du dernier Championnat mondial de hockey junior qui a pris fin dimanche avec une victoire du Canada. Plusieurs espoirs de très haut niveau en vue du prochain repêchage de la LNH ont profité de ce tournoi pour démontrer toute l’étendue de leur talent. Maintenant que l’édition 2019-2020 est derrière nous, Le Journal vous présente son bulletin de certains des meilleurs espoirs qui ont participé au dernier tournoi à Ostrava et Trinec. 

 ALEXIS LAFRENIÈRE (CANADA) 

Photo BILDBYRÅN, Simon Hastegård

 Statistiques dans le tournoi     

  •  4 buts, 6 passes, 10 points en 5 matchs   

 S’il restait des doutes à savoir pourquoi Alexis Lafrenière était considéré depuis des années comme le meilleur joueur de son groupe d’âge sur la scène internationale, ils ont été dissipés lors du dernier tournoi. Malgré une blessure qui, en plus de causer toute une frousse autant à Hockey Canada qu’à l’Océanic de Rimouski, l’a forcé à rater deux matchs, Lafrenière a été une force dominante de la formation canadienne. Après une première présence en dents de scie l’an dernier, lors de laquelle il avait été critiqué ouvertement par l’entraîneur Tim Hunter, Lafrenière a non seulement été un meneur pour le Canada, mais surtout le joueur le plus utile du tournoi. Quelqu’un osera-t-il encore gager que le Québécois ne sera pas le tout premier choix en juin prochain? Note : A+ 

 YAROSLAV ASKAROV (RUSSIE) 

Photo BILDBYRÅN, Simon Hastegård

 Statistiques dans le tournoi     

  •  Moyenne de 2,71 et pourcentage d’arrêt de 0,877 en 5 matchs   

 Disons que ce ne fut pas le tournoi d’Askarov. Considéré comme l’un des meilleurs espoirs au poste de gardien de but depuis belle lurette, Askarov n’a pas profité du Mondial junior pour confirmer l’engouement à son sujet. Il a débuté le tournoi comme homme de confiance de Valeri Bragin, mais a été retiré dès le premier match au profit d’Amir Miftakhov. En demi-finale, face aux Suédois, Askarov a été retiré pour une deuxième fois dans la compétition et n’a pas été l’homme de confiance de Bragin pour le match de finale. Ce tournoi ne devrait pas nuire à son rang de repêchage, mais on s’attendait à plus de sa part sans l’ombre d’un doute. Note : D 

 QUINTON BYFIELD (CANADA) 

Photo Agence QMI, Dominic Chan

 Statistiques dans le tournoi     

  •  Une passe en sept matchs   

 On avait hâte de voir Lafrenière et Byfield sur une même patinoire afin de les comparer. Force est d’admettre que le premier a été plus convaincant que le second qui, après avoir entamé le tournoi sur le top-6 en attaque, l’a terminé sur le quatrième trio d’Équipe Canada junior. En finale, il a joué un grand de total de... zéro minute! Rien pour paniquer, toutefois. Byfield est 10 mois plus jeune que Lafrenière et ça a paru à quelques reprises. Rappelons-nous que Lafrenière n’avait pas dominé, lui non plus, l’an dernier. Est-ce que ce tournoi nuira à son rang de sélection? Non. Est-ce que ce tournoi a démontré que Byfield et Lafrenière n’en sont pas au même stade de leur développement? Probablement. Il n’en reste pas moins que le grand centre ontarien fait partie des espoirs d’élite en vue du prochain repêchage. Note : C 

 LUCAS RAYMOND (SUÈDE) 

Photo BILDBYRÅN, Simon Hastegård

 Statistiques dans le tournoi     

  •  2 buts, 2 passes, 4 points en 7 matchs   

 Après un début de saison en montagnes russes, notamment en raison d’un temps d’utilisation limité en première division suédoise avec les Indians de Frolunda, Lucas Raymond n’a pas eu ce problème lors du dernier Mondial Junior. Si ce sont davantage les Samuel Fagemo et Nils Hoglander qui ont dirigé l’attaque des Suédois, Raymond a très bien fait dans un rôle de soutien offensif et il a été utilisé de façon constante en avantage numérique. Le hockeyeur aux mains de soie a profité du tournoi pour offrir aux stations de télévision des séquences à passer en boucles dans leur bulletin. Comme on le répète, ce n’est pas ce tournoi qui va tout changer dans la tête des recruteurs, mais c’était bien de voir un Raymond dynamique et dangereux offensivement face à des joueurs plus vieux que lui. Note : B+ 

 ALEXANDER HOLTZ (SUÈDE) 

Photo BILDBYRÅN, Simon Hastegård

 Statistiques dans le tournoi     

  •  3 buts, 2 passes, 5 points en 7 matchs   

 Un peu comme son compatriote Raymond, Holtz a obtenu la confiance de l’entraîneur suédois Tomas Monten dès le début du tournoi. Utilisé au sein du même trio que Raymond, Holtz a démontré ce qui en faisait un espoir de première qualité en vue du repêchage de juin prochain. L’un des meilleurs francs-tireurs admissibles au prochain encan, il a inscrit des buts fort importants pour le Tre Kronor, notamment le filet victorieux en prolongation face aux Finlandais dans le premier match du tournoi. Note : B+ 

 TIM STÜTZLE (ALLEMAGNE) 

Photo ROBY ST-GELAIS

 Statistiques dans le tournoi     

  •  Aucun but, 5 passes en 5 matchs   

 En voilà un qui a fait écarquiller bien des yeux au cours des deux dernières semaines. Déjà hautement considéré par les différentes équipes de recrutement de la LNH, l’attaquant allemand a démontré toute l’étendue de son talent en étant l’un des attaquants les plus dynamiques de la compétition. En plus de son talent brut, Stützle a démontré une hargne et un instinct de compétition qui risque de faire saliver plusieurs formations. Il n’a fait que confirmer que son jeu dominant contre des hommes en première division allemande n’est pas de la frime. Il n’attendra pas longtemps le 26 juin prochain à Montréal. Note : A 

 JAMIE DRYSDALE (CANADA)  

Photo Agence QMI, Dominic Chan

 Statistiques dans le tournoi     

  •  1 but, 2 passes, 3 points en 7 matchs   

 Drysdale a été difficile à évaluer lors des premiers matchs du tournoi. Utilisé comme septième défenseur, il n’obtenait que très peu de temps de glace. Lors du match de demi-finale contre la Finlande, toutefois, Drysdale a obtenu une véritable chance de se faire valoir en l’absence de Bowen Byram, malade, et il l’a saisie avec brio. Le jeune arrière droitier a été utilisé pendant 20 min 28 s durant cette rencontre, inscrivant un but. Malgré ses 17 ans, Drysdale a prouvé que son coup de patin explosif lui permettait de jouer à ce niveau. S’il ne joue pas dans la LNH l’an prochain, il sera une force pour ÉCJ. Note : B   

  •  Autres espoirs dignes de mention : JJ Peterka (Allemagne), Dawson Mercer (Canada), Jan Mysak (République tchèque)