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Les Alouettes vendus à des intérêts ontariens

Les Ontariens Gary Stern et Sid Spiegel sont les nouveaux propriétaires de la concession montréalaise

Les Alouettes vendus à des intérêts ontariens
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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Après huit mois marqués par plusieurs embûches, les Alouettes ont officiellement été vendus, lundi matin. Ce sont les hommes d’affaires ontariens Gary Stern et Sid Spiegel qui sont les nouveaux propriétaires de la formation montréalaise.  

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La nouvelle a été confirmée par le commissaire de la Ligue canadienne Randy Ambrosie, qui s’est déplacé pour l’occasion. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué au cours de cette conférence de presse qui a soulevé de nombreuses interrogations. Selon plusieurs observateurs du milieu sportif et des affaires, personne n’avait prévu un tel dénouement.   

Les Alouettes vendus à des intérêts ontariens
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Les noms de Stern et de Spiegel, deux hommes qui ont fait leur fortune dans le domaine de l’acier, n’ont jamais été mentionnés dans les rumeurs ou dans les discussions. Autrement dit, ils arrivent du champ gauche.   

D’ailleurs, Spiegel, qui est le beau-père de Stern, n’était pas présent à la conférence de presse pour des raisons personnelles.   

Les Alouettes vendus à des intérêts ontariens
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

La meilleure offre  

Selon Ambrosie, ce sont Stern et Spiegel qui ont déposé la meilleure offre pour faire l’acquisition des Alouettes.   

« On a rencontré entre sept et dix groupes d’investisseurs au cours de la dernière année, a mentionné le commissaire. Celui de Stern et de Spiegel s’est démarqué parce que le financement n’était pas un problème.   

Les autres groupes étaient à la recherche d’investisseurs et se concentraient sur le fait de mettre des consortiums en place. »  

C’est donc dire qu’aucun groupe d’investisseurs québécois n’a été capable d’amasser la somme nécessaire pour acheter la concession de la LCF. Pourtant, le groupe d’Éric Lapointe avait les reins assez solides, selon ce qu’on a appris. Cependant, pour des raisons inconnues à ce jour, il a été écarté de la course durant le processus.   

Les Alouettes vendus à des intérêts ontariens
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Même chose pour le groupe des frères Lenkov, qui avait établi un partenariat avec Claridge. Sans compter celui de Vincenzo Guzzo.   

Il faudra encore attendre avant d’avoir un premier propriétaire québécois à la tête des Alouettes, qui sont revenus à Montréal en 1994.  

Vente rapide  

C’est par hasard que le duo Stern-Spiegel est arrivé dans le portrait après la présentation de la dernière Coupe Grey.   

« J’écoutais la finale dans mon sous-sol en compagnie de quelques amis, dont Dale Lastman qui est mon meilleur ami depuis toujours, a raconté Stern. Il m’a demandé si je savais que les Alouettes étaient à vendre et il a ajouté : ‘‘est-ce que tu pourrais être intéressé ?’’ »  

Quelques jours plus tard, Stern rencontrait le commissaire Ambrosie à son bureau. Le dossier s’est réglé en trois semaines.   

« On a acheté cette équipe. C’est arrivé rapidement. On croit beaucoup à la province de Québec. On fait des affaires ici (il a des entreprises à Longueuil et à Rouyn-Noranda), a précisé le grand patron de la compagnie Crawford Steel. Je vous promets une organisation de premier ordre. »  

Du pain sur la planche  

Stern et Spiegel n’ont pas vu les installations des Alouettes avant d’acheter l’équipe. Ils doivent savoir que la formation montréalaise n’est pas propriétaire de ses bureaux administratifs au centre-ville et au Stade olympique, de son terrain d’entraînement ou du stade Percival-Molson.   

Tout ce qu’ils ont pour le moment, ce sont des équipements et des joueurs ; une situation à laquelle Stern compte remédier dans les années à venir.   

Les Alouettes vendus à des intérêts ontariens
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

« Je vous promets des installations de première classe, a affirmé Stern. Nous sommes ici pour du long terme et nous savons que nous devrons les améliorer.   

On serait intéressés à investir dans un nouveau stade dans le futur. Pour le moment, nous voulons plutôt nous concentrer à remplir notre stade qui compte
25 000 places. »  

Stern a dit beaucoup de choses à ses premiers pas comme propriétaire. Est-ce que les bottines suivront les babines ?  

On le saura dans les prochaines années. Pour le moment, il faut laisser la chance au coureur.