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Les brigadiers scolaires de Québec manifestent

Les coupes menaceraient la sécurité des enfants

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Alors que les négociations pour le renouvellement de leur convention collective s’amorcent, les brigadiers scolaires de Québec dénoncent les «compressions massives» effectuées par la Ville de Québec sans «analyses de leur impact sur les enfants».  

«Maire Labeaume, dormez-vous? Vous nous avez coupé trop d’heures. Vous mettez les petits enfants en danger», ont scandé les manifestants sur l’air de la comptine Frère Jacques, lundi midi.   

Mentionnons que plusieurs brigadiers devaient suivre une formation au Centre de foires, ce qui explique le choix de l’endroit pour la manifestation.   

Coupes  

À la fin du mois d’août dernier, la Ville de Québec avait décidé de couper pour un total approximatif de 25 000 heures de brigades près des écoles, en calquant l’horaire des travailleurs au son des cloches.   

«Ce n’est pas vrai qu’on fait ce genre de coupure et qu’il n’y a pas d’impact. Il va bientôt y avoir un plan de mobilité durable à la Ville de Québec, c’est un peu spécial qu’on présente ça sans faire d’analyses des brigades scolaires», a déclaré Yannick Labrecque, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), lors du rassemblement.   

L’idéal, pour le SCFP, serait au moins de permettre aux brigadiers de faire leur travail cinq minutes avant la cloche et cinq minutes après, pour assurer la sécurité des enfants.   

Analyses  

Ce que M. Labrecque demande, c’est que des analyses soient faites sur tous les coins de rue touchés par les compressions, car de nombreux enfants ne pourront «plus traverser de façon sécuritaire».   

«Nous, on a fait une enquête qui n’a aucune prétention d’être scientifique. Lors de celle-ci, on a réalisé qu’au moins 250 enfants traversaient à l’extérieur des nouvelles plages horaires.»   

Il soutient que celle entreprise par le maire n’a pas répertorié toutes les intersections et qu’elle a été effectuée post-coupes.   

Dialogue compliqué  

Questionné sur le renouvellement de la convention collective, le conseiller syndical s’attend à des négociations difficiles avec l’administration Labeaume.   

«Les négociations avec la Ville de Québec, ce n’est jamais facile, a affirmé l’homme qui fait ce travail depuis 18 ans. À ma connaissance, il n’y en a pas beaucoup qui ne se ramasse pas au ministère du Travail.»   

Concernant les propos tenus par le maire de Québec il y a quelques mois, indiquant «qu’il y avait beaucoup de mensonges», M. Labrecque croit que cela fait partie du caractère de l’homme.