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Patrick Roy prône la patience avec les Remparts

Le directeur général n’a pas bougé lors de la date limite des transactions, lundi

Quebec
Photo Stevens Leblanc

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Malgré quelques discussions, Patrick Roy n’a pas bougé lundi lors de la date limite des transactions. Conscient que la deuxième moitié de saison risque d’être difficile, le directeur général de l’équipe a maintenant la conviction que le noyau actuel permettra aux Remparts d’aspirer aux grands honneurs en 2022 et 2023.

«Il faut avoir une progression l’année prochaine, ça c’est sûr et certain et dans deux et trois ans il faut être une équipe dominante», a-t-il mentionné lundi lors d’un point de presse lors duquel il était accompagné du président de l’équipe, Jacques Tanguay.

L’équipe n’a pas franchi le premier tour des séries au cours des quatre dernières saisons et rien ne semble indiquer que cette tendance va se terminer cette année. En date d’aujourd’hui, les Remparts se battent pour ne pas être exclus des séries pour la première fois de leur histoire.

Mais là n’est pas le principal objectif de Patrick Roy à l’heure actuelle. Ce dernier croit que les Remparts sont ce qui se rapproche le plus d’une future équipe aspirante depuis que l’équipe a entamé un long processus de reconstruction à la suite du tournoi de la Coupe Memorial de 2015, et il faut continuer à développer le groupe de jeunes joueurs de l’équipe.

«La comparaison que je peux faire est quand je suis arrivé avec l’équipe en 2003 après avoir pris ma retraite, a-t-il mentionné. C’était l’année suivant la Coupe Memorial et on avait une bonne brochette de jeunes joueurs. Deux ans plus tard, on gagnait la Coupe Memorial. En ce moment, on est dans ce même processus. Est-ce que le résultat sera le même? On verra, mais je vois la situation d’un œil positif.»

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Photo Stevens Leblanc

Patience

La différence avec 2003 toutefois – et non la moindre –  est la réglementation beaucoup plus stricte dans le hockey junior canadien qui empêche maintenant, entre autres, de transiger pour améliorer son rang au repêchage européen. Le marché américain est aussi de plus en plus difficile à percer.

Rappelons qu’en 2006, les Remparts avaient convaincu les défenseurs Andrew Andricopoulos et Joey Ryan de venir jouer à Québec ainsi que l’attaquant Jordan Lavallée. Ils comptaient également sur le Russe Alexander Radulov.

«On ne peut plus utiliser la voie rapide aujourd’hui. Il faut le faire par le repêchage et la patience. On se doit de continuer à travailler à l’intérieur du plan qu’on s’est fixé», ajoute Roy, citant l’exemple des Huskies de Rouyn-Noranda.

Sergeev et Sato

Les Remparts devraient également ajouter deux joueurs européens à leur équipe au cours des prochaines saisons dans le but de devenir une équipe aspirante et il a déjà identifié quelques cibles potentielles. C’est qu’Aleksei Sergeev ne sera pas de retour l’an prochain puisqu’il aura 20 ans et tout porte à croire que l’aventure du Japonais Yu Sato à Québec ne durera pas plus d’un an.

«Yu ne répond pas aux attentes, a concédé Roy. On va lui donner jusqu’à la fin de la saison. Il est parti représenter le Japon au Championnat mondial division 2A et on espère qu’il va revenir avec une confiance qui va l’aider à jouer mieux. En ce moment, il ne sera pas de retour l’an prochain. La deuxième moitié de saison sera donc extrêmement importante pour lui.»

Un ego mis de côté

Patrick Roy n’a pas l’intention de quitter les Remparts tant que son objectif ne sera pas accompli.

«Je ne suis pas venu ici pour frapper le coup de circuit en partant. J’espère juste frapper un grand chelem, a-t-il imagé. Je ne débarquerai pas de l’aventure tant que je n’aurai pas rempli mon objectif en tant qu’entraîneur-chef. J’ai toujours dit que Martin Laperrière allait faire un entraîneur de première qualité. Et s’il a la patience de rester avec nous et qu’il n’a pas d’autres occasions qui se présentent ailleurs, on va regarder ça en temps et lieu. Pour ma part, je suis très heureux d’où on est en ce moment.»

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Photo Stevens Leblanc

Le pilote des Diables rouges estime avoir eu à mettre son ego de côté en ce processus de reconstruction, et ce, sans trop de problèmes.

«Je pense qu’où je surprends les gens, c’est au niveau de l’ego. Je suis prêt à accepter où je suis présentement et à vivre des moments difficiles, parce que je crois en l’avenir de l’équipe. Je sais que tantôt, on va attirer du monde à l’aréna et qu’on va exciter les gens de Québec qui vont triper sur notre équipe.»

Séries vs Boulier

Les Remparts se trouvent maintenant dans une situation particulière. Ils occupent le 16e et dernier rang donnant droit aux séries éliminatoires. À l’inverse, plus ils terminent bas au classement, plus ils auront de chances de piger au tout premier rang du prochain repêchage de la LHJMQ. Honnête, Roy n’a pas caché que de faire partie des cinq équipes qui participent à la loterie du repêchage cadrerait parfaitement dans le plan établi par l’organisation.

Du moins, c’est ce qu’il croit quand il parle avec son cerveau de directeur général!

«Ça dépend à quelle heure tu me parles, a-t-il blagué. Quinze minutes avant un match, l’entraîneur-chef en moi veut le gagner, mais si tu parles au directeur général après le match, c’est sûr que je réalise qu’on est dans une bonne place. J’ai beaucoup plus peur de sortir du boulier que de manquer les séries éliminatoires.»

Par ailleurs, Roy a mentionné demeurer en contact avec certains choix de l’organisation qui ont signifié leur intérêt à continuer leur carrière du côté américain, dont le gardien William Rousseau, le défenseur Adam Cardona et l’attaquant Mikaël Huchette.