/news/society
Navigation

Immigration: une famille syrienne bien intégrée à Victoriaville

Al Mohamad
Photo Simon Clark En 2016, Le Journal avait rencontré Talal Al Mohamad et sa famille de huit enfants. Depuis, la petite Lyan est né au Québec.

Coup d'oeil sur cet article

Les Al Mohamad, une famille de réfugiés syriens installée à Victoriaville depuis quatre ans, sont un véritable exemple d’intégration à la société québécoise.    

Entre 2012 et 2015, Majed Al Mohamad, son épouse Zeinab et leurs enfants résidaient dans un camp de fortune dans le secteur de Beqaa, au Liban. Malgré les conditions de vie pénibles, une seule chose causait un réel pincement au cœur du vaillant père de famille.   

«Quand je voyais des enfants sortir de l’école, il m’arrivait d’avoir les larmes aux yeux. Ça me rappelait que mes enfants ne pouvaient pas fréquenter l’école, relate-t-il. Lorsque j’ai su que notre dossier avait été accepté par le Canada, j’ai immédiatement pensé que mes enfants auront enfin accès à une bonne éducation.»  

Quatre ans plus tard, dans le Centre-du-Québec, les enseignants n’ont que de bons mots pour décrire les jeunes de la famille Al Mohamad.   

En 2016, moins d’un an après leur arrivée au Québec, Le Journal avait déjà dressé le portrait du jeune Talal. Il venait d’obtenir la meilleure note de sa classe en calcul, même s’il baragouinait à peine le français à l’époque.   

Les notes de cet enfant espiègle de 12 ans ne cessent de s’améliorer. Ironiquement, il vient d’obtenir un très respectable 91 % en univers social, un cours dans lequel il est surtout question de l’histoire du Canada et du Québec.   

Élève travaillante  

«C’est quand même spécial», s’enthousiasme Anick Fournier, directrice de l’école primaire Saint-David, à Victoriaville.  

Weam, sœur de Talal, marche dans les pas dans son grand frère. À en croire son enseignante Éloïse Boilard, la fille de 10 ans a très rapidement conquis le cœur de ses camarades d’école.   

«Je ne vois aucune différence avec les autres élèves à part qu’elle a la peau un peu plus foncée, assure-t-elle. C’est une élève très travaillante et ses notes sont dans la moyenne haute. Le père s’implique beaucoup et il vient toujours aux rencontres avec les enseignants. On voit à quel point il est fier de ses enfants.»   

Neuf enfants et deux jobs 

Pendant que ses enfants sont à l’école, Majed Al Mohamad, 45 ans, cumule deux emplois pour subvenir aux besoins de sa famille de neuf enfants. La petite dernière, Lyan, est âgée d’à peine 2 mois. Elle est d’ailleurs la seule de la famille à avoir vu le jour au Québec.  

«Je pense que je suis un bon citoyen. Je travaille. Je paie mes impôts et j’élève mes enfants. Au bout de deux semaines de congé parental, je m’ennuyais à la maison et j’ai demandé à reprendre le travail», s’amuse-t-il.  

Pour les Al Mohamad, la prochaine étape marquante – et imminente – sera l’obtention de la citoyenneté canadienne.   

«C’est la dernière marche à monter. Je vais pouvoir voter après ça», signale le père de famille.  

Réfugiés syriens accueillis au Canada    

  •  2019 : 6915 
  •  2018 : 10 695 
  •  2017 : 11 043 
  •  2016 : 33 346 
  •  2015 : 5947   

1700 ont obtenu leur citoyenneté canadienne sur les 68 000 arrivés depuis novembre 2015  

 Source : Immigration Canada