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Écrasement meurtrier du vol PS752: 4000 Boeing 737-800 dans le ciel

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Quelques minutes après son décollage de l'aéroport Imam Khomeini de Téhéran, un Boeing 737-800 du transporteur Ukraine International Airlines s'est écrasé, faisant 176 victimes, dont 63 Canadiens.   

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«C’est un appareil de 3e génération, celle avant le 737 Max, donc qui ne possède pas la disposition MCAS qui a amené le 737 Max à s’écraser deux fois dans les dernières années», précise M. Lapointe.  

«Plus de 4000 appareils 737-800 volent en ce moment, et ce, depuis 1996. J’étais moi-même passager dans ce type d’appareil hier et il ne semble pas y avoir de problème. Quand plus de 4000 avions comme ça volent, c’est plus sujet aux accidents, évidemment», ajoute-t-il.    

Selon l’Ukraine International Airlines, l’appareil qui s’est écrasé avait été fabriqué en 2016 et avait passé son dernier contrôle technique, il y a deux jours.     

Enquête    

Qu’a-t-il donc pu se passer dans le ciel de Téhéran avant que le Boeing disparaisse des radars? «C’est certainement quelque chose de soudain. On va tenter de savoir s’il y a eu des conversations entre les pilotes, qui auraient pu demander de revenir à l’aéroport et de signaler une urgence, et les contrôleurs aériens», avance Jean Lapointe.     

Les boîtes noires de l’appareil, qui ont déjà été récupérées, permettront aussi de recueillir des informations sur la ou les causes de l’écrasement. C’est l’Iran qui supervisera l’ensemble de l’enquête.    

«L’Organisation de l’aviation civile sous le Chapitre 13 dicte par ses lois que c’est le pays où s’est passé l’accident qui est le chef d’orchestre. Les Iraniens sont en position pour inviter les enquêteurs qu’ils désirent. La société aérienne ukrainienne sera sûrement sur place avec ses enquêteurs et peut-être qu’on sera en mesure d’inviter le constructeur du moteur de l’avion», détaille Jean Lapointe.