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«J’ai l’intention de jouer mon rôle de maire à 100%», affirme Émile Loranger

Le maire de L'Ancienne-Lorette est de retour à l’hôtel de ville après une suspension de deux mois

Emile Loranger
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés

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Suspendu deux mois pour des entorses à l’éthique, le maire de L’Ancienne-Lorette a terminé son purgatoire. Officiellement de retour à l’hôtel de ville, Émile Loranger entrevoit l’année 2020 avec «optimisme» et il entend compléter son mandat en 2021.

Le maire Loranger a eu le temps de réfléchir durant son congé forcé. Il préfère l’expression « retraite fermée ». Quoi qu’il en soit, la pause lui a «fait du bien», confie-t-il au Journal à l’occasion de sa première entrevue depuis le mois d’octobre. 

«Je me suis occupé de mes petits-enfants, j’ai pris le temps de réfléchir aussi aux dossiers de la Ville. Ça m’a donné le temps de m’arrêter. Rassurez-vous, je ne suis pas allé en Floride...», s’empresse-t-il de préciser, sachant que ses détracteurs aiment bien lui remettre sous le nez ses fréquents périples personnels au pays de l’oncle Sam. 

«On regarde vers l’avant. Chose certaine, j’ai l’intention de jouer mon rôle de maire à 100 %. C’est clair. Il n’est pas question que je tire ma révérence maintenant. Il y a des choses à faire, des choses à mettre en place, et il y a une continuité à assurer. Je vais me rendre jusqu’au bout et peut-être un peu plus, sait-on jamais», affirme celui qui n’écarte pas la possibilité de solliciter un dixième mandat. 

Un «bon budget» adopté sans lui

Sa suspension de 60 jours a pris fin le 24 décembre, la veille de Noël. Il n’a pas mis les pieds à l’hôtel de ville une seule fois durant cette période. «C’est à peine si je suis passé sur la rue Turmel». 

Il n’a donc pas pu participer à l’élaboration du budget 2020, qui prévoit des hausses de taxes de 1,75 %. 

«Dans l’ensemble, c’est un budget qui est correct. Il y a de la marge de manœuvre, la capacité de payer des gens a été respectée. Je pense que c’est un bon budget», commente-t-il au sujet du travail de ses confrères et consœurs en son absence.  

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Dépenses scrutées à la loupe

Blâmé par la Commission municipale du Québec pour des manquements à l’éthique en 2019, Émile Loranger ne s’en fait pas trop avec la deuxième enquête de la CMQ qui est en cours, au sujet de ses dépenses de 14 000 $ en six ans dans des restaurants de la région. Pour l’heure, il n’a eu aucun contact avec des enquêteurs. 

«S’ils viennent, je vais leur parler. Je vais leur répondre. Je n’ai aucun problème avec ça. La Commission peut décider d’enquêter sur ce qu’elle veut, je ne peux pas les empêcher, mais moi, je n’ai plus de temps à perdre avec ces affaires-là. On va gérer la Ville. Si on veut me blâmer pour d’autres choses, c’est bien beau, mais je pense que j’ai une job à faire en servant les citoyens, et c’est ce que je vais faire», a-t-il martelé. 

Le maire présidera une séance extraordinaire en fin d’après-midi, aujourd’hui, une première depuis le 17 octobre.   

Retour sur les événements  

  • Émile Loranger a plaidé coupable à trois manquements à l’éthique, l’automne dernier. 
  • La Commission municipale du Québec lui reprochait notamment de s’être placé en situation de conflit d’intérêts lors d’une séance du conseil municipal, en décembre 2018, puisqu’il a participé à un vote sur une demande d’enquête qui le visait personnellement. 
  • Il a été condamné à 60 jours de suspension sans solde et a perdu près de 17 000 $ en salaires et avantages durant cette période. 
  • Il a purgé sa sanction entre le 24 octobre et le 24 décembre et il est de retour à l’hôtel de ville depuis quelques jours.