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Une banque française actionnaire de salons funéraires québécois

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La banque française Crédit Mutuel Alliance Fédérale injecte des millions de dollars pour devenir actionnaire dans des salons funéraires québécois.

L’institution financière a annoncé mercredi avoir acquis par sa filiale d’investissement Crédit Mutuel Equity entre «20 % et 25 %» des parts dans Athos Services Commémoratifs, propriétaire entre autres des enseignes bien connues Urgel Bourgie et Lépine Cloutier.  

C’est en raison du départ de certains copropriétaires que la direction d’Athos a choisi d’ouvrir son actionnariat à des investisseurs étrangers. L’entreprise était jusqu’à présent exclusivement québécoise. 

«C’est une relève des actionnaires. En 2012, nous étions 11 partenaires du Québec et cinq avaient maintenant d’autres projets. Nous devions les remplacer», explique Yvan Rodrigue, président et chef des opérations.  

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Annuellement, le chiffre d’affaires d’Athos dépasse les 40 millions $. La compagnie, qui possède des salons funéraires et des cimetières, emploie environ 400 travailleurs. 

Selon la direction, ce partenariat permettra à l’entreprise d’avoir les reins assez solides pour réaliser des acquisitions au Québec et même au Canada. 

«Ils ont des sous pour nous accompagner dans notre croissance et ils ont décidé d’investir au Canada», répond M. Rodrigue. 

Troisième gros investissement

Pour Crédit Mutuel Equity, il s’agit d’un troisième investissement majeur au pays de Justin Trudeau depuis le début du mois de décembre.  

Le fonds d’investissement a déboursé avec son partenaire, le groupe Vivalto, 80 M$ pour acheter deux résidences pour aînés sur l’île de Montréal. Elle a aussi annoncé prendre des parts dans le réseau de pharmacies Care Health. 

«En 2019, nous aurons investi près de 90 M$ au Canada et nous sommes convaincus de poursuivre à ce rythme», dit David Dickel, directeur général de Crédit Mutuel Equity. Il ajoute que son organisation collabore comme investisseur minoritaire sur plusieurs projets, principalement en Ontario et au Québec. «Notre démarche n’est pas celle d’un fonds cherchant à prendre le contrôle de l’entreprise», assure-t-il. 

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