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La salle de spectacles du Petit Théâtre de Québec survivra à sa faillite


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En difficulté financière depuis plusieurs mois, l’organisme à but non lucratif (OBNL) responsable de la gestion de la salle de spectacles du Petit Théâtre de Québec fait faillite. Les propriétaires de l’immeuble prendront toutefois la relève. 

Joint par Le Journal, celui qui occupait une chaise sur le conseil d’administration et qui est aussi propriétaire du bâtiment, Stéphane-Antoine Comtois, ne cache pas que cette décision a été difficile à prendre. 

«L’OBNL n’était plus capable de payer ses créances», indique-t-il.  

«Le complexe artistique demeura bien vivant. C’est une entité privée. Nous avons repris les rênes de l’ensemble des activités de l’édifice», poursuit-il. 

Selon la direction, cette faillite n’aura pas d’impact sur la programmation. 

Elle s’expliquerait par un manque de soutien financier de la municipalité et du gouvernement provincial, avance M. Comtois, ajoutant que des problèmes dans l’administration ont aussi miné la santé financière. 

«Nous avons essayé d’avoir des subventions pour nous aider. Je voulais créer une entité qui pourrait voler de ses propres ailes. C’est un projet qui reposait également sur les investissements d’une entreprise privée. Nous avons investi beaucoup d’argent dans cette aventure», note M. Comtois. 

83 places 

Rappelons que le Petit Théâtre de Québec, qui possède une salle de spectacle de 83 places, s’est installé au 135, rue Saint-Vallier Ouest, dans le quartier Saint-Sauveur, en 2014. 

Les dettes de l’OBNL s’élevaient à plus de 30 000 $. C’est le syndic Raymond Chabot qui a piloté le dossier. 

En 2017, le Petit Théâtre de Québec avait reçu une aide financière de 65 000 $ provenant du Fonds de développement des territoires du gouvernement. La salle de spectacles sera dorénavant la propriété du complexe artistique. L’édifice abrite aussi l’agence et l’école Mode é Arto. 

«On va maintenant essayer de montrer aux gens que la culture est capable de s’autofinancer», conclut M. Comtois.  

Avec la collaboration de Philippe Langlois