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L’Assomption envoie ses bouchons de liège à Calgary

Le Québec ne recycle pas ces objets, pourtant très présents dans nos vie

liège
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault Marc-André Gaudreault-Pépin, copropriétaire de TABOO Cuisine Rebelle à L’Assomption, dépose un bouchon de liège naturel dans le bac de récupération prévu à cet effet. Ils seront transformés en semelles de sandales et en blocs de yoga (voir la photo plus bas).

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La Ville de L’Assomption offre à ses citoyens de récupérer les bouchons de liège qui seront transformés en semelles de souliers ou en blocs de yoga. 

Les bouchons de liège éviteront le dépotoir grâce à l’initiative de recyclage que la municipalité de Lanaudière a lancé la semaine dernière en collaboration avec une usine de Calgary.

Au Québec, il n’existe pas de filière de recyclage pour les bouchons de liège naturel, selon Recyc Québec. Un total de 104 villes québécoises les acceptent dans le bac brun (compostage), mais pas L’Assomption.

« Les bouchons de liège sont très lents à se composter et ils peuvent alors contaminer la qualité du compost, explique Émilie Forget, porte-parole de la Ville de L’Assomption. Ils finissent alors souvent au dépotoir. »

Un comité environnemental composé de conseillers municipaux et de résidents a recommandé cette initiative à la Ville.

« Nos citoyens veulent qu’on soit avant-gardiste en termes d’environnement, affirme le maire Sébastien Nadeau. On n’est pas en mode règlement, on est en mode volontariat et conscientisation. »

Des commerçants

Le restaurant TABOO Cuisine Rebelle est l’un des 13 commerces à prendre part à l’initiative.

« Ce n’est pas encore dans le mécanisme naturel de nos serveurs de mettre les bouchons de liège dans le bac prévu à cet effet, mais il se remplit assez vite, a mentionné le copropriétaire Marc-André Gaudreault-Pépin, qui vend environ 100 bouteilles de vin par semaine. C’est un pas de plus pour l’environnement. »

Chaque fois que L’Assomption amassera 15 livres de bouchons (1200 unités environ), ces derniers seront acheminés à l’usine ReCORK de Calgary.

Cette dernière, qui recycle et réutilise le liège, paiera les frais de transport des bouchons vers son centre de recyclage.

Des arbres

La compagnie ReCORK de Calgary transforme le liège naturel des bouteilles de vin en semelles de sandales.
Photo Courtoisie, ReCORK
La compagnie ReCORK de Calgary transforme le liège naturel des bouteilles de vin en semelles de sandales.

Elle plantera également des chênes-liège (arbres à écorce de liège qui croissent en Italie et au Portugal) pour compenser les gaz à effet de serre générés par le transport.

« Nous avons recyclé environ 107 373 074 bouchons en liège naturel depuis 2008 », a affirmé Ana Krasko, porte-parole de ReCORK.

Elle ajoute qu’il faut 22 bouchons de liège pour faire une paire de semelles et 198 pour concevoir un bloc de yoga.


Les Villes de Pointe-Claire, Piedmont et Vaudreuil-Dorion ont aussi démarré ce genre de projet avec la compagnie albertaine, mais dans leurs édifices municipaux uniquement.