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[PHOTOS] Une vraie première tempête frappe Québec

Les routes, le transport en commun et les pannes d’électricité ont donné des maux de tête aux citoyens

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Neige abondante, grésil agaçant et vent mordant : les Québécois y ont goûté pour cette première tempête de l’année 2020. Pendant que des automobilistes confrontés à la poudrerie voyaient des routes leur être fermées, des dizaines de milliers de personnes restées à la maison ont été plongées dans le noir malgré elles, faute d’électricité.  

Le chaos routier évité   

Photo Didier Debusschère

Ce week-end chaotique n’a pas eu d’effet dramatique sur le bilan routier. Les autorités n’ont rapporté aucun accident majeur, malgré les conditions souvent exécrables, samedi et dimanche. La Sûreté du Québec a fait état de «quelques dizaines» de collisions et sorties de route, mais toutes se sont avérées relativement mineures.​ Des automobilistes ont toutefois dû sortir leurs muscles et leurs pelles avant de pouvoir prendre la route, à l’instar de la femme que l’on aperçoit sur la photo ci-dessus, dans le quartier Montcalm.   

Les rues du quartier Montcalm ont été prises d’assaut par ses deux skieurs, dimanche après-midi.
Photo Didier Debusschère
Les rues du quartier Montcalm ont été prises d’assaut par ses deux skieurs, dimanche après-midi.

Le réseau d’hydro mis à l’épreuve   

La pluie verglaçante doublée des forts vents a mis à rude épreuve le réseau d’Hydro-Québec, dont plus de 140 000 usagers manquaient d’électricité au plus fort de la tempête. Si la Montérégie a essuyé la majorité des interruptions, ce sont plus de 11 000 clients qui ont manqué de courant à un moment ou un autre à Québec et en Chaudière-Appalaches. Au moment d’aller sous presse, la quasi totalité des clients d’Hydro-Québec avaient été rebranchés.   

La rivière Chaudière menace   

La formation de deux embâcles sur la rivière Chaudière a fait craindre le pire aux résidents de Beauceville, qui ont en mémoire les inondations historiques d’avril dernier. La municipalité a fait état d’un «important mouvement de glace» en appelant les citoyens à se préparer à «toute éventualité». Heureusement, les amas de glace se sont finalement défaits d’eux-mêmes.   

Des déplacements compliqués  

Photo Didier Debusschère

La moitié des dix vols transitant par l’aéroport de Québec, dimanche, ont dû être annulés. Des annulations ont également durement affecté le voyagement interurbain par autobus. Les trajets d’avant-midi reliant Montréal et Québec ont tous été rayés de l’horaire par Orléans Express, tout comme ceux couvrant la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent. Les sociétés de transport de Québec et de Lévis ont, quant à elles, enregistré plusieurs retards sur leurs parcours, comme VIA Rail et la Société des traversiers.   

Danger sur les routes  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

Une vingtaine de routes ont été fermées complètement ou partiellement, dimanche, alors que la visibilité était pratiquement nulle. C’était notamment le cas de l’autoroute 20 entre Lévis et Montmagny. Des segments des routes 132, 218 et 281 ont aussi été fermés en Chaudière-Appalaches. Dans la grande région de Québec, c’est la fermeture partielle du pont de l’île d’Orléans (photo ci-contre) qui a retenu l’attention. La circulation s’y est faite en alternance pendant la majeure partie de la journée. Non loin de là, l’autoroute Dufferin-Montmorency a été complètement close pendant près de deux heures. La Ville de Lévis a également fermé plusieurs rues par mesure préventive. Le transit par véhicule lourd a été interdit sur plusieurs axes, dont sur la route 138, de Beaupré jusqu’à Forestville, soit sur près de 300 kilomètres.   

Ce que vous devez savoir lundi matin   

Opération déneigement   

  • Une opération déneigement s’est tenue la nuit dernière de 22 h à 7 h sur l’ensemble de la ville de Québec    
  • 1700 travailleurs et 1300 véhicules ont été mobilisés   
  • 2400 km de chaussées et 1250 km de trottoirs ont été déneigés, à plusieurs reprises      

Météo à venir   

  • Température entre -4 °C et -13 °C tout au long de la semaine   
  • Dans les cinq prochains jours, un total d’une dizaine de centimètres de neige devrait tomber sur Québec   
  • Une bordée de neige plus importante pourrait s’abattre sur la région samedi      

Le week-end en chiffres      

  • Entre 25 et 35 mm de pluie samedi   
  • Entre 25 et 30 cm de neige au courant de la fin de semaine   
  • Rafales allant jusqu’à 89 km/h à l’aéroport Jean-Lesage et 110 km/h sur l’île d’Orléans    

La météo fait aussi des siennes ailleurs au Québec 

Alors que la Capitale-Nationale a connu son lot de problèmes découlant de la tempête hivernale de ce week-end, le reste de la province n’était pas en reste. 

À Sainte-Christine, en Montérégie, des travailleurs ont coupé des branches qui menaçaient des fils électriques en raison du verglas.
Photo Agence QMI, Steve Madden
À Sainte-Christine, en Montérégie, des travailleurs ont coupé des branches qui menaçaient des fils électriques en raison du verglas.

Le sud du Québec pas épargné 

De toute la province, c’est la Montérégie qui a été la plus affectée par les pannes d’électricité. À un certain moment, la partie sud de la couronne de Montréal comptait 45 000 foyers qui devaient s’éclairer aux chandelles. Du côté des transports aériens, près de 80 vols ont été annulés en partance ou à destination de Dorval, hier matin, à l’aéroport Montréal-Trudeau.À la Gare d’autocars de Montréal, tous les départs prévus pour Québec ou en sens inverse, hier matin, ont été annulés. Qui plus est, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie étaient complètement inaccessibles par autocars. 

Une députée en colère 

La députée fédérale libérale de Brossard, Alexandra Mendes, n’a pas du tout apprécié de devoir se passer d’électricité. « Je suis complètement au bout de ma patience. Nous ne sommes pas prêts pour vivre sans électricité et votre seul devoir est de vous assurer que nous en avons. Vraiment furieuse par la durée inexpliquée de cette panne », a-t-elle laissé savoir via son compte Twitter. Hydro-Québec lui a ensuite expliqué qu’elle avait des travaux d’émondage à faire dans ce secteur. Une explication qui n’a visiblement pas plu à la députée. « Ceci se sont des excuses ! [sic] Dégager le réseau en prévention aurait été la meilleure mesure pour éviter ce que nous vivons actuellement », a-t-elle répliqué.