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Le rêve éveillé de Maciocia: la nomination du Montréalais comme directeur général des Alouettes est confirmée

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C’était un secret de Polichinelle. Les Alouettes ont officialisé les embauches de Mario Cecchini et de Danny Maciocia dans les postes respectifs de président et de directeur général, lundi.   

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Les deux hommes ont été présentés lors d’une conférence de presse tenue dans une salle bondée. Ça fait longtemps qu’on n’avait pas senti une telle fébrilité autour d’une annonce des Alouettes. On a eu l’impression d’assister à un vent de renouveau.      

 En une semaine, la formation montréalaise a trouvé des propriétaires, un président et un directeur général. C’est équivalent à un touché de 50 verges.      

Pour revenir à Maciocia, qui a signé un contrat de plusieurs saisons, il devient le premier directeur général québécois des Alouettes en près de 40 ans. Bob Geary, qui était originaire de Verdun, avait occupé le poste entre 1975 et 1981.      

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« Je suis très ému parce que je vis mon rêve pour une deuxième fois, soit de travailler pour une grande organisation, a mentionné Danny Maciocia. Ce défi-là arrive au bon moment dans ma vie (52 ans).      

Je veux gagner une coupe Grey pour ma ville natale. »     

Étant donné la charge de travail qui l’attend dans les prochaines années, l’entraîneur originaire de Saint-Léonard a pris sa décision de concert avec sa femme Sandra et leurs filles Bianca, Julianna et Alicia.      

« Mon succès des 24 dernières années, c’est elles. Notre directeur, notre entraîneur et notre quart-arrière, c’est Sandra. Elle a toujours cru en moi. Elles m’ont donné le feu vert et on va le vivre tous ensemble. »     

PHOTO AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

Faire équipe avec Jones  

Maciocia et l’entraîneur-chef Khari Jones se connaissent depuis plusieurs années. Le Montréalais a hâte de travailler en sa compagnie.      

« On se connaît depuis 2006. Ce qu’il a réalisé l’an dernier dans des circonstances très difficiles, c’est vraiment incroyable. Ça m’inspire beaucoup pour la suite des choses.      

On a déjà eu plusieurs discussions, lui et moi, et je suis convaincu qu’on aura du succès ensemble. »     

Jones, qui s’est débrouillé comme il a pu avec la gestion de l’équipe en 2019, est heureux d’avoir finalement un patron.      

« Je ne sais pas comment je dois agir avec toutes ces nouvelles personnes, a-t-il lancé à la blague. Je crois qu’on a d’excellentes personnes en place. Tu ne peux pas avoir du succès sur une base régulière si tu n’as pas de stabilité au sein de ton organisation.      

« Ces annonces rendent déjà mon boulot un peu plus facile. »     

Talent québécois  

Maciocia sait qu’il saute dans un train à pleine vitesse. Il aura peu de temps pour se familiariser avec son nouvel environnement et son personnel d’entraîneurs. Il a effectué une première visite des installations dimanche en compagnie d’Éric Deslauriers.      

« La seule chose que je vais garantir, c’est que je vais tout donner, a ajouté Maciocia. Ce n’est pas un boulot, mais une passion. On va ramener la fierté au sein de cette équipe.      

Comme je l’ai dit à Mario (Cecchini), à talent égal, je veux tenter d’enrôler le plus de Québécois possible avec nous. Je veux que les amateurs soient fiers de notre équipe. »     

Maciocia s’est mis au travail au cours des derniers jours. Il a déjà identifié certains points à améliorer. L’un d’eux est de parfaire le recrutement aux États-Unis.      

« J’ai déjà plusieurs noms de recruteurs qui pourraient travailler pour nous, a-t-il souligné. J’ai un réseau de contacts assez intéressant parce que je suis allé souvent aux États-Unis durant les dernières années. Chaque année, j’ai eu la chance de rencontrer du monde. Je sais qui est disponible.     

Pour moi, ce qui est important, c’est qu’on puisse couvrir les États-Unis au complet. »