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Course au leadership du PCC: Charest ne sera pas nécessairement exclu en raison de l’enquête de l’UPAC

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OTTAWA – L’ex-premier ministre québécois Jean Charest ne sera pas nécessairement disqualifié comme candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC) parce qu’il est visé par une enquête criminelle.  

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«Ce n’est pas automatique», a dit lundi en entrevue Marc-Olivier Fortin, qui préside le comité d’approbation des candidats.  

ÉCOUTEZ l’entrevue de Marc-Olivier Fortin avec Mario Dumont à QUB radio:   

Tous ceux qui désirent se lancer dans la course au leadership du PCC se feront demander s’ils font l’objet d’une enquête criminelle dans un formulaire qu’ils doivent remplir au moment de soumettre leur dossier.  

«Ce questionnaire-là [...], c’est aussi pour nous faire connaître la personne, savoir à quoi on peut s’attendre et quels genres d’enjeux la personne peut nous amener», a précisé M. Fortin, qui est aussi directeur de bureau du député conservateur Richard Martel.  

L’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) vise toujours M. Charest, rapportait notre Bureau d’enquête lundi matin. L’investigation sur les liens entre le financement politique et l’octroi de contrats publics a été retardée par la difficulté des enquêteurs à pouvoir consulter des documents d’intérêt.  

Une porte-parole du PCC, Josée Morissette, avait indiqué au Bureau d’enquête que les personnes faisant l’objet d’une enquête criminelle ne pouvaient pas briguer les suffrages des membres du PCC lors de la dernière course, en 2017.  

«Les règles écartaient les candidats faisant objet d’une enquête criminelle», avait-elle dit en ajoutant que les modalités à ce chapitre restaient à déterminer pour la course actuelle.  

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Or, Marc-Olivier Fortin a plutôt affirmé en entrevue avec l’Agence QMI que ces questions ont toujours été analysées au cas par cas.  

Il reviendra ainsi aux sept membres du comité d’approbation des candidats à la chefferie de trancher. Ce groupe est composé de personnes issues de différentes provinces canadiennes, deux provenant du Québec.  

Le sénateur québécois Jean-Guy Dagenais ne croit pas que l’enquête Mâchurer nuira aux chances de l’ex-chef du Parti libéral du Québec de remporter la course au leadership du PCC.  

«M. Charest est une personne intelligente, et s’il décide d’aller dans la course, c’est parce qu’il sait qu’il n’y a pas d’accusation contre lui et qu’il n’a pas d’épée de Damoclès au-dessus de la tête», a-t-il fait valoir.  

M. Dagenais, qui a jeté son dévolu sur M. Charest dès les premières rumeurs sur les intentions de celui-ci, plaide la présomption d’innocence tout en insistant sur le fait que l’enquête de l’UPAC dure depuis plus de cinq ans.  

La course à la succession d’Andrew Scheer a été officiellement lancée lundi. Les aspirants-chefs ont jusqu’à la fin de février pour présenter leur candidature, et le vainqueur sera dévoilé le 27 juin.  

En plus de M. Charest, l’ex-ministre sous Stephen Harper Peter Mackay songerait aussi sérieusement à se lancer. On sait en outre que les députés de l’Ontario Pierre Poilièvre et Erin O’Toole ont l’intention de se porter candidats.