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Canadien : à quand le bon moment pour des changements?

HOCKEY-NHL-ARI-MTL/
USA TODAY Sports

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Claude Julien a du mal à cacher son impatience. L’arbitre lève le bras et il s’apprête à imposer une pénalité à un joueur du Canadien qu’il fait voir son mécontentement. 

Son langage corporel ne ment pas. Quand on connaît, pendant une première moitié de saison, deux séquences de huit défaites, ça laisse forcément des traces. 

Dans le monde du sport, un entraîneur paie la note et très souvent pour des résultats moins décevants. 

Julien est toujours derrière le banc. Samedi, à Ottawa, il a poussé un soupir de soulagement quand Ilya Kovalchuk a tranché le débat mettant fin à un autre passage à vide d’une équipe qui avait, l’an dernier, laissé croire à ses partisans que l’avenir s’annonçait prometteur. 

Or, tout a basculé en l’espace de trois mois. Maintenant, on doit remettre en question plusieurs éléments, à partir des effectifs et du personnel des entraîneurs... et aussi du directeur général. 

LE PLAN BERGEVIN 

Peut-on continuer à respecter le plan proposé par Marc Bergevin ? 

Cependant, pour l’instant du moins, y a-t-il urgence à modifier l’organigramme du secteur hockey ?  

À moins d’un miracle, le Canadien ne pourra une autre fois accéder aux séries éliminatoires. Un objectif qu’on ramène chaque année croyant que les effectifs en place ont toutes les ressources pour réaliser un tel défi. 

Il est de plus en plus évident que les propriétaires devront se pencher sur le travail des gens en qui on a fait confiance pour mener l’entreprise vers des sommets répondant aux attentes d’une clientèle de plus en plus désintéressée. 

PRENDRE LE TEMPS 

Certes, les profits calment les propriétaires. Ils ont moins la mèche courte sauf qu’à la fin de l’exercice, on est bien loin de la compétition au niveau des résultats sur la surface de jeu. Les consommateurs tolèrent, mais arrivera un moment où ils se lasseront, tout comme les partenaires d’affaires. 

Procéder à des changements immédiats ne changera rien. C’est à la fin de la saison qu’on devra se livrer à un exercice qui aura des conséquences directes sur l’avenir de l’entreprise. Si on décide de licencier les hommes d’influence, on pourra alors s’attarder sur une liste plus imposante de candidats. 

Je pense notamment à Benoit Groulx et Pascal Vincent. Pourrait-on songer à leur offrir un poste important dans l’organisation. Il s’agit de deux hommes dont les compétences ont maintes fois été mises en évidence. 

Ce ne sont que des exemples. La saison a pris un tournant inattendu. Mieux vaut prendre bien son temps et revoir en profondeur l’organigramme de l’entreprise. 

Le prix à payer 

Ray Shero a perdu son poste pour une raison. 

Il avait vendu un plan à ses propriétaires où ils devaient absorber un contrat de 9 millions $ par saison.   

P.K. Subban s’avère une décision d’affaires qui place les Devils du New Jersey dans une position difficile. 

En cours de route, il a échangé Taylor Hall pour sauver des sous, il a cédé Cory Schneider à la Ligue américaine pour soulager le budget de l’équipe, il a licencié un entraîneur à qui il avait accordé un contrat, il n’y a pas si longtemps, par conséquent, il a perdu toute la confiance des administrateurs. 

N’allons pas établir un parallèle avec ce qui se passe à Montréal. Marc Bergevin n’a pas placé son organisation dans un tel pétrin. 

Tom Fitzgerald assumera la relève et il profitera des conseils de Martin Brodeur, qui a fait ses classes auprès de Doug Armstrong avec les Blues de St. Louis.