/sports/others
Navigation

Championnats des quatre continents: l'organisation s'attendait à mieux

Championnats des quatre continents: l'organisation s'attendait à mieux
Dominick Gravel/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

(Sportcom) – Le directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, Robert Dubreuil, dresse un bilan mitigé des Championnats des quatre continents qui ont eu lieu la fin de semaine dernière à Montréal.  

Au début novembre, Montréal a accueilli la deuxième Coupe du monde du calendrier, un événement qui a attiré environ le double de spectateurs que les Championnats des quatre continents, aux dires de Dubreuil. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette plus faible popularité, à commencer par le manque de collaboration de dame Nature.  

«Pour une première, ç’a été très bon. On se donne la note de passage, mais on aurait espéré un peu plus, a-t-il dit. Deux compétitions d’envergure en deux mois, c’était peut-être trop ambitieux.»  

«C’était un événement nouveau où on avait un peu plus à expliquer qu’une Coupe du monde ou des Mondiaux. La blessure d’une tête d’affiche comme Kim Boutin a certainement eu une influence aussi, mais ça fait partie du sport. On doit vivre avec ça et trouver un moyen d’attirer des gens», a-t-il également souligné.  

Horaire chamboulé  

Quelques jours avant les premiers départs, l’horaire a été modifié et la journée de vendredi a été retirée dû au désistement de certaines délégations, dont le Kazakhstan et l’Australie.  

«On avait une crainte concernant l’engagement des différents pays, mais en général, ils ont bien répondu et le noyau était présent», a analysé Dubreuil, en référence au Canada, aux États-Unis, au Japon, à la Chine et à la Corée du Sud. La Colombie, les Philippines et Singapour étaient aussi représentés.  

Malgré tout, les amateurs qui ont bravé la pluie et le verglas pour se rendre à l’aréna Maurice-Richard ont eu droit à un bon spectacle et à des courses enlevantes. Les patineurs sud-coréens ont dominé l’événement en raflant les 10 médailles d’or et en mettant la main sur les premiers titres des quatre continents, gracieuseté de Choi Min Jeong et de Hwang Dae Heon.  

«C’est sûr qu’on aurait aimé un duel entre Choi Min Jeong et Kim Boutin, mais ce n’est que partie remise pour les Mondiaux.»  

Une question d’équité  

Depuis 1997, les patineurs provenant du Vieux-Continent s’affrontent à l’occasion des Championnats européens, pendant que les autres compétiteurs poursuivent leur entraînement. Ces nouveaux Championnats des quatre continents viennent équilibrer la donne, une situation qu’attendait depuis longtemps Charles Hamelin, qui en est à sa 17e saison au sein de l’équipe nationale senior.  

Après deux mois d’absence, ce dernier a profité de cette fin de semaine pour effectuer son retour et se remettre dans le bain en vue des Coupes du monde d’Europe. Un des nombreux points positifs soulevés par Hamelin avec la naissance de cet événement.  

«J’adore le fait qu’on ait maintenant une équivalence aux Championnats européens. Peu importe l’entraînement, un patineur de vitesse devient bon en disputant des courses», a souligné l’athlète de 35 ans.  

L’aspect financier n’est pas à négliger non plus, puisque les Championnats du monde, européens et ceux des quatre continents sont les compétitions où les athlètes peuvent aller chercher le plus d’argent.  

«D’une certaine façon, c’était un peu injuste de savoir que les Européens pouvaient recevoir des bourses sans même avoir à nous affronter.»  

Reste à voir comment les Championnats des quatre continents se développeront au fil du temps, et ce, dès 2021. «Ça va permettre de développer le sport et c’est une nouvelle opportunité de présenter une compétition majeure. Ils ne sont pas encore pleinement établis et il faudra s’adapter pour les faire progresser», a dit Dubreuil.