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Les parasites royaux

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AFP

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Le gouvernement canadien n’a pas encore décidé si la sécurité de monsieur Harry Windsor, dit le prince Harry, et de son épouse, madame Meghan Markle, dite duchesse de Sussex, devait être ou non assumée par les contribuables canadiens, s’ils s’installent au Canada.  

La réponse est simple : le couple royal ne devrait pas recevoir un sou d’argent public.   

Bien que la reine britannique soit la reine du Canada et bien que les contribuables paient pour l’entretien du gouverneur général et des lieutenant-gouverneurs, absolument rien n’oblige le gouvernement canadien à subvenir aux besoins de membres de la famille royale qui viendraient s’incruster ici.   

Au contraire.   

Que le Canada paie pour des visites de la progéniture royale qui débarque en visite officielle peut se comprendre dans la mesure où ces gens sont aussi des représentants officiels du gouvernement britannique.   

Mais s’ils veulent s’établir ici, ils devraient passer par les services gouvernementaux canadiens et faire une demande d’immigration, comme n’importe qui d’autre. Après tout, ne cherchent-ils pas à mener une vie plus normale que celle de la Cour britannique ? Il est très probable que leur demande serait accueillie favorablement.    

Si les Canadiens et les Québécois paient pour les dépenses de ces enfants royaux, qui de surcroît ne sont que les sixièmes prétendants au trône, qu’est-ce qui empêcherait d’autres enfants royaux de bénéficier du même traitement ?   

Du reste, la famille royale britannique est multimilliardaire. Harry Windsor aurait droit à 5% des revenus de la famille. Il possède largement de quoi payer pour ses propres frais de séjour au Canada.   

Il faudrait aussi veiller à que ce que ces royaux paient leurs impôts et leurs taxes au Canada s’ils décident de s’y établir.    

Par-ailleurs, il serait particulièrement risible et anti-démocratique qu’Harry Windsor soit nommé gouverneur général du Canada, comme certains l’évoquent.   

Le geste reviendrait à doter officiellement le Canada d’une famille royale que les contribuables canadiens devraient probablement ensuite entretenir pendant des générations.   

Bienvenue aux nouveaux immigrants britanniques, mais pas en tant que parasites royaux.