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Pont de Québec: l’opposition redoute de nouveaux délais

L’étude sur le pont de Québec accueillie froidement

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Photo Simon Clark Pierre Paul-Hus. Député conservateur

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L’opposition conservatrice et bloquiste à Ottawa accuse le gouvernement Trudeau de chercher à repousser le moment où il devra trancher sur l’avenir du pont de Québec. 

• À lire aussi: Ottawa veut une autre étude sur le pont de Québec

L’appel d’offres lancé par Ottawa le 6 janvier dernier pour la tenue d’une étude d’impact économique sur l’importance du pont de Québec a été reçu avec froideur tant au Parti conservateur qu’au Bloc québécois. 

L’un et l’autre rappellent que l’ancien patron d’iA Groupe financier, Yvon Charest, nommé négociateur dans ce dossier, doit justement présenter ses recommandations finales au gouvernement très prochainement. 

Complémentaire 

«On est encore dans de la procédure, dans des études qui vont prendre on ne sait pas combien de temps [...]. [Les libéraux] retardent, retardent, retardent, et ne sont pas vraiment capables de prendre une décision», a dénoncé le député conservateur Pierre Paul-Hus en entrevue au Journal

L’étude que souhaite commander Ottawa doit aussi évaluer l’impact économique de divers scénarios de restauration du pont. 

En début de semaine, le député fédéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound, a défendu le fait qu’elle sera «complémentaire au travail important de M. Charest » et qu’elle « vise à donner au gouvernement les données les plus à jour et les plus justes avant qu’une décision soit prise». 

Ces précisions n’ont pas réconforté la bloquiste Julie Vignola, qui dit se questionner sur le «bien-fondé» de ce nouvel examen. «Est-ce que l’on est en train de pousser plus loin les délais de l’achat [du pont par le fédéral, l’un des scénarios évoqués, NDLR], et pourquoi c’est le gouvernement du Canada qui devrait payer une étude quand le pont appartient encore au CN?» demande la députée fédérale de Beauport-Limoilou. 

Indifférence à Québec 

Au cabinet du ministre des Transports, François Bonnardel, le lancement d’un appel d’offres pour la réalisation d’une étude sur «l’importance socio-économique» du pont de Québec a été accueilli avec une certaine indifférence. «C’est la prérogative du gouvernement fédéral de faire les études qu’il souhaite», a réagi l’attachée de presse du ministre Bonnardel, Florence Plourde. 

«Notre gouvernement a toujours l’intention d’investir d’importantes sommes, soit 200 M$ pour la réfection du tablier routier du pont», a-t-elle précisé. 

Considérant cet important investissement à venir, Québec refuse de payer pour la réfection de la peinture du pont. 

Au début de l’année 2019, le gouvernement Legault avait d’ailleurs balayé du revers de la main une proposition faite par Ottawa de partager en trois parts égales, avec le CN, les coûts de restauration de la peinture, alors estimés à 559 M$. 

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, bureau parlementaire