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Bordel informatique: QS réclame plus de transparence

Le député solidaire Vincent Marissal
Photo d'archives Simon Clark Le député solidaire Vincent Marissal

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À la suite du congédiement du grand patron de l’informatique, Québec solidaire affirme que le gouvernement manque de transparence dans la gestion des dossiers informatiques et réclame une commission parlementaire.  

Le porte-parole du deuxième groupe d’opposition pour le Conseil du trésor, Vincent Marissal, a mentionné avoir été «surpris» d’apprendre ce matin dans les pages du Journal le congédiement de Benoit Boivin, le grand patron de l’informatique du gouvernement du Québec depuis juin 2016. Son départ a eu lieu en octobre dernier.  

«J’ai été vraiment surpris, parce qu’on ne l’a pas su», a-t-il confié à notre Bureau parlementaire, considérant qu’il s’agit d’un manque de transparence «total».  

Il réagissait ainsi aux révélations de notre Bureau d’enquête qui indiquait que, pour la cinquième fois en autant d’années, le gouvernement a dû changer son grand patron de l’informatique à cause de sa mauvaise gestion. Cette fois-ci, ce sont des problèmes lors d’attaques informatiques ayant paralysé plusieurs ministères qui sont pointés du doigt.   

Par exemple, en janvier 2019, le ministère de l’Environnement a subi une attaque qui a paralysé une vaste partie du système informatique. L’attaque n’a jamais été rendue publique. Le système de mission de l’organisation aurait été affecté durant une journée complète. C’est notamment en raison de sa gestion des attaques informatiques que M. Boivin a été congédié.  

D’ailleurs, QS demande une commission parlementaire sur le sujet et le bordel informatique. «Vraisemblablement, ce n’est pas réglé», a affirmé M. Marissal.  

Attaques informatiques cachées  

Entre-temps, le gouvernement a nommé, sans tambour ni trompette, une nouvelle patronne le 31 octobre 2019. Il s’agit de Catherine Desgagnés-Belzil, l’étoile montante au gouvernement.  

 «Dans une commission parlementaire, on pourrait faire deux choses assez rapidement. Premièrement, entendre la nouvelle directrice générale par intérim afin de savoir quel est son plan et quel est l’état des lieux», a souligné l’élu de Rosemont. «Mais aussi, on pourrait demander, et peut-être obtenir un bilan complet des attaques dont a été victime le gouvernement depuis quelque temps. Parce qu’on apprend ça aussi ce matin. Et, c’est vraiment déplaisant d’apprendre ça. On nous a caché des attaques.»  

Le député de René-Lévesque, leader parlementaire du Parti québécois, Martin Ouellet, a quant à lui réclamé sur Twitter une commission d’enquête publique à la suite des révélations de notre Bureau d’enquête.  

Au lieu de déclencher une commission d’enquête après des années de bordel informatique comme il l’avait promis dans l’opposition, le ministre délégué à la Transformation numérique, Éric Caire, a soutenu l’an dernier qu’il ferait lui-même le ménage. Le cabinet du ministre n’a toutefois pas voulu commenter ce dossier.     

– Avec la collaboration de Patrick Bellerose  

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