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Départ en douce à la direction de la Caisse de dépôt et placement

La vice-présidente chargée des ressources humaines a quitté son poste en décembre

Le récent départ de la v.-p. des ressources humaines, Oona Stock, s’ajoute aux départs du PDG, Michael Sabia (en haut, à droite), du chef des placements privés, Stéphane Etroy (en bas, à gauche), et du PDG de la filiale de la Caisse, Ivanhoé Cambridge, Daniel Fournier.
Photos tirées de LinkedIn, courtoisie, du site web de la CDPQ et d’archives, Martin Alarie Le récent départ de la v.-p. des ressources humaines, Oona Stock, s’ajoute aux départs du PDG, Michael Sabia (en haut, à droite), du chef des placements privés, Stéphane Etroy (en bas, à gauche), et du PDG de la filiale de la Caisse, Ivanhoé Cambridge, Daniel Fournier.

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Quatrième départ en trois mois parmi les hauts dirigeants de la Caisse de dépôt et placement, Oona Stock, qui était première vice-présidente, Talent et performance, a quitté son poste discrètement le mois dernier et l’institution refuse de dire si on lui a montré la porte ou non.

« C’est de l’information de nature personnelle provenant de nos dossiers d’employés. Ce n’est pas quelque chose dont on discute publiquement », a déclaré hier au Journal un porte-parole de la Caisse, Maxime Chagnon.

Mme Stock était en poste depuis août 2016. Il a été impossible de savoir si elle a eu droit à une indemnité de départ.

« On en donne seulement dans les cas de départs non volontaires », a souligné M. Chagnon.

La lecture du prochain rapport annuel de la Caisse, qui doit être publié en avril, n’apportera pas plus de réponses. N’y sera divulguée que la rémunération des cinq dirigeants les mieux payés qui relèvent directement du PDG. Or, Oona Stock relevait de la chef de la direction financière, Maarika Paul.

Controverses

Responsable des ressources humaines et de la rémunération, Mme Stock a été ébranlée par plusieurs controverses au cours des derniers mois.

À la faveur du départ de Christian Dubé, qui était premier vice-président, Québec, on a appris que les salariés qui partent à la retraite touchent quand même une partie de leur prime de rendement pour leur dernière année de service. 

À son départ, en septembre 2018, M. Dubé a touché environ 1 million $ à ce titre. Il est aujourd’hui président du Conseil du trésor dans le gouvernement Legault.

Par ailleurs, La Presse avait révélé en 2018 que la Caisse utilise une méthodologie qui sous-estime la rémunération de ses hauts dirigeants et qui s’écarte significativement de celle employée par les entreprises cotées en bourse.

  • Le départ d’Oona Stock fait suite à celui de Stéphane Etroy, survenu en novembre. 

M. Etroy était le dirigeant le mieux payé de la Caisse avec une rémunération de 4,4 millions $ en 2018. Il touchera sa prime de rendement pour 2019 même s’il est parti avant la fin de l’année. 

Pour justifier cette situation, l’institution a indiqué qu’il doit garder son lien d’emploi jusqu’au mois prochain en raison d’une clause de non-concurrence.

  • Rappelons que Michael Sabia, qui est PDG de la Caisse depuis mars 2009, a causé la surprise l’automne dernier en annonçant son départ un an plus tôt que prévu. Il quittera l’institution dans deux semaines.
  • Enfin, en octobre, le grand patron des activités immobilières, Daniel Fournier, était parti à la retraite après plus de 10 ans de service.

M. Fournier a connu une fin de mandat difficile alors que notre Bureau d’enquête a révélé, l’an dernier, plusieurs conflits d’intérêts au sein de la filiale de financement hypothécaire de la Caisse, Otéra. L’institution a congédié quatre salariés à la suite de cette affaire.