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Elle dit ses quatre vérités au ministre de l’Éducation

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Gabrielle Adams terminera son parcours au secondaire dans un peu moins de six mois. Mais avant de partir, elle a tenu à faire savoir à Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, que l’école québécoise n’était «pas du tout adaptée à ses élèves».   

La jeune élève de Saint-Hyacinthe est passée par les réseaux sociaux pour s’adresser directement au ministre et réclamer un système d’éducation plus «humaniste, ouvert d’esprit et empathique». Disant «adorer l’école», Gabrielle Adams n’est pourtant pas entièrement convaincue par le système scolaire québécois.          

La jeune femme qui étudie au Programme d'éducation internationale travaille depuis cinq mois sur sa missive adressée au ministre de l'Éducation. Elle a aussi créé une version vidéo du message, plus facilement partageable. En cinq minutes et 25 secondes, elle en a long à dire sur son expérience du système d'éducation québécois.   

Depuis la publication de son témoignage sur sa page Facebook, elle dit recevoir de nombreux commentaires positifs de la part d’étudiants et d'enseignants.       

Ce qu’elle suggère en filigrane, ce n’est pas seulement de réformer le cours d’Éthique et culture religieuse (ECR), mais de baser le système d’éducation au grand complet sur des valeurs humanistes. «Il faut développer l’humain, ses qualités, et pas seulement son savoir», insiste-t-elle en entrevue avec Jean-François Guérin au Québec Matin.          

Elle remarque aussi que l’évaluation par notes a ses limites, surtout dans le cas des tests standardisés imposés aux élèves. «Il y a plein de personnes qui se sont tellement forcées, et d’avoir un 60, c’est extraordinaire. Mais on ne récompense pas ce genre d’effort là», déplore-t-elle.          

Une école «où les élèves se sentent bien», voilà le type d’institution auquel Gabrielle Adams aspire.         

«Je n’ai pas les solutions à tout, mais j’ai identifié un problème. Et j’aimerais ça faire partie de la solution», conclut-elle, en espérant que les élèves soient invités à la table de discussion entourant la réforme de l'éducation qui se dessine sous la Coalition avenir Québec.          

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement, abonde dans le même sens. «Ça fait partie de la nécessité d’écouter les élèves avec qui on travaille. Il y a quelque chose qui est relié à la jeunesse et au regard très critique qu’on peut avoir sur les adultes et la façon de faire les choses», dit-il.