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Grève: les services de garde en milieu familial ouvriront plus tard le vendredi

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Les intervenantes en milieu familial ont voté mercredi en faveur de la grève, ce qui aura pour effet de retarder l’ouverture des services de garde les vendredis.

Les parents de bambins qui fréquentent une garderie en milieu familial régie et subventionnée devront ajuster leur horaire. À compter du 31 janvier, les services de garde ouvriront leurs portes plus tard le vendredi. Quinze minutes plus tard la première semaine, trente minutes la seconde, et de façon graduelle jusqu’à deux heures plus tard en mars.

Les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec affiliées à la CSQ, qui réclament un «salaire décent de 16,75$ l’heure», ont appuyé massivement (96,3%) le recours à ces moyens de pression. Quelque 60 000 enfants seront touchés.

La présidente, Valérie Grenon, estime que cette grève progressive évite de prendre les parents en otage puisque ces derniers peuvent prévoir dès maintenant un plan B pour les journées où les heures de service seront réduites.

Une journée et demie de grève

Les responsables des services éducatifs en milieu familial ont également voté en faveur d’une journée et demie de grève additionnelle.

Elles souhaitent se servir de ce moyen de pression comme d’un «levier» dans le cadre des négociations qui ont cours actuellement avec le gouvernement pour le renouvellement de leur convention collective.

«Ça va être utilisé au moment jugé opportun si on voit qu'on n’a pas d’avancée à la table», a précisé Mme Grenon. 

Une hausse de six sous l'heure

Les intervenantes en milieu familial touchent actuellement l’équivalent de 12,42$ l’heure. Avant les fêtes, le gouvernement Legault leur a présenté une offre équivalente à 12,48$ l'heure pour la première année.

«On ne s’attendait pas à avoir des offres faramineuses, mais on ne s’attendait pas à un six sous de l’heure de plus!, déplore la présidente de la FIPEQ-CSQ. C’est dégradant et ça ne respecte pas le travail fait par ces milliers de femmes-là qui, tous les jours, ouvrent leur maison, leur cœur et (font preuve de) professionnalisme pour stimuler tous les enfants et les rendre prêts pour la maternelle 5 ans».

Au cabinet du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, on questionne la démarche. «Nous sommes présentement au tout début des négociations salariales, il est donc tôt, à notre avis, pour mettre en place des moyens de pression qui auront des impacts sur les parents», précise son porte-parole. Le ministre invite la FIPEQ-CSQ à poursuivre les discussions en vue d’arriver à une entente.