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La québécoise WSP Global convoite l’américaine Aecom

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L’action de la firme de génie-conseil américaine Aecom a bondi de près de 6 % hier, propulsée par d’intenses rumeurs d’acquisition par la québécoise WSP Global. 

La direction montréalaise de l’entreprise ne cache pas, depuis de nombreux mois, son appétit pour des acquisitions. Ce géant des services de conception et d’ingénierie a mis la main en décembre sur l’américaine Ecology and Environment, Inc., et avait conclut un mois plus tôt l’achat d’Elton Consulting Group, de l’Australie.

Avalera-t-elle Aecom ? « On a toujours dit clairement qu’on serait en discussions avec nos pairs, qui peuvent être des cibles [d’acquisition]. Notre stratégie a porté ses fruits et on interagit avec une multitude d’entreprises en ce moment », a avancé Isabelle Adjahi, porte-parole de l’organisation, sans confirmer explicitement les pourparlers.  

Meilleur accès aux É.-U.

Cette fusion donnerait un meilleur accès au marché américain à l’entreprise, et pourrait mener à d’importantes économies d’échelle, selon divers analystes. « La fusion créerait l’une des plus grandes entreprises de services d’ingénierie avec un revenu net combiné de 13 milliards de dollars canadiens », a résumé l’analyste de Desjardins Benoît Poirier. 

Selon l’analyste de Baird Andrew Witmann, Aecom pourrait aller chercher jusqu’à 50 $ par action dans le cadre de l’entente. L’action d’Aecom (NYSE: ACM) a d’ailleurs bondi de 5,7 %, à 49,74 $ US hier. Celle de WSP (TSE: WSP) est demeurée à peu près stable (+0,23 %).

Évoluant souvent dans l’ombre de sa rivale SNC-Lavalin, WSP Global s’appelait autrefois Genivar. L’entreprise avait été éclaboussée lors de la commission Charbonneau et se retrouvait au cœur du système de partage frauduleux de contrats municipaux à Montréal, selon son ancien v.-p. François Perreault.