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L’appui au tramway de Québec chute à 46%, selon un sondage commandé par l'opposition

Point de presse du chef de l'opposition, Jean-François Gosselin, en compagnie de Stevens Melançon et Patrick Paquet sur le transport structurant.
Photo Simon Clark Point de presse du chef de l'opposition, Jean-François Gosselin, en compagnie de Stevens Melançon et Patrick Paquet sur le transport structurant.

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L’appui au projet de tramway s’est effrité dans les derniers mois dans la capitale et vient de chuter à son plus bas niveau à 46 %, selon un nouveau sondage CROP commandé par l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec.  

Les trois élus de Québec 21 ont convoqué la presse, mercredi après-midi, pour dévoiler les résultats de leur coup de sonde, réalisé en décembre, auprès d’un panel web de 500 répondants qui demeurent à Québec.  

Point de presse du chef de l'opposition, Jean-François Gosselin, en compagnie de Stevens Melançon et Patrick Paquet sur le transport structurant.
Photo Simon Clark

Pour la toute première fois, tous sondages confondus, l’appui chute sous la barre des 50 % et on compte désormais plus d’opposants (54 %) que de citoyens qui sont d’accord (46 %) avec le projet de 3,3 milliards $ dévoilé par le maire Régis Labeaume en mars 2018, cinq mois après les élections municipales. Depuis un an, 14 % des répondants disent avoir changé d’avis au sujet du projet.  

En regardant les chiffres de plus près, on constate que l’appui au projet de tramway tombe sous la barre des 50 % dans tous les arrondissements, à l’exception de La Cité-Limoilou (59 %). C’est dans la Haute-Saint-Charles (37 %) que l’appui est le plus faible.   

«C’est venu confirmer certaines choses qu’on pensait déjà. On n’embarque pas dans la thèse que c’est seulement (la conséquence) d’un manque de communication. C’est parce que le projet n’est pas bon, c’est tout simplement pour ça. Les citoyens de Québec ne sont pas dupes et s’en rendent compte», a commenté le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, qui invite le maire à «prendre acte» des résultats.   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Jean-François Gosselin à QUB Radio:

Une chute «drastique»  

La chute du taux d’approbation est «drastique», a-t-il observé, rappelant les résultats de sondages précédents effectués par SOM (Cogeco) en mars 2018, par la Ville de Québec elle-même sur son site web en juillet 2018, et par la firme Léger en avril 2019 pour le compte de groupes environnementaux. Le taux d’appui n’avait jamais été mesuré en bas de 56 %. Il avait même atteint 59 % il y a huit mois.    

Point de presse du chef de l'opposition, Jean-François Gosselin, en compagnie de Stevens Melançon et Patrick Paquet sur le transport structurant.
Photo Simon Clark

L’opposition martèle depuis des mois que «le plus gros projet de l’histoire de la ville de Québec» n’obtient pas l’adhésion de la population. Jean-François Gosselin et ses deux confrères ont réclamé à moult reprises la tenue d’un référendum.  

«Le maire n’écoute absolument pas. Là, il a de sérieuses questions à se poser à la lumière des chiffres dans le sondage. Le projet ne passe pas dans la population», a insisté M. Gosselin.  

De façon plus générale, 84 % des répondants se sont dits en faveur de l’amélioration du transport en commun à Québec et 75 % prônent l’ajout d’autobus, de parcours et une augmentation de la fréquence de passage. L’opposition a déboursé 5 000$ pour ce sondage, une somme puisée dans son budget de recherche.   

Pas de réaction du maire  

Le cabinet du maire Labeaume n’a pas voulu réagir au sondage en fin d’après-midi.  

Spectateur attentif lors du point de presse de l’opposition, le défenseur du projet Étienne Grandmont d’Accès transports viables reconnaît que la Ville a un «très gros travail à faire» sur le plan des communications pour mieux vendre le réseau structurant. Le dévoilement de plusieurs études, avant les Fêtes, a également pu donner des munitions aux détracteurs du projet et «faire un peu peur à la population».   

«Pour moi, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Je pense que c’est contextuel. Il y a des correctifs à faire au niveau de la communication, ça c’est clair. L’appui au projet peut varier dans le temps mais moi, j’incite les élus à persévérer, à mieux l’expliquer. On est allés chercher l’argent pour ce projet-là, les gouvernements ont embarqué donc politiquement, ça va bien ce projet-là. Les études montrent bien que le projet le plus adapté pour Québec, c’est vraiment le tramway», a-t-il plaidé en mêlée de presse.