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Loblaws veut vendre du cannabis dans des boutiques au Nouveau-Brunswick

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Loblaws veut vendre du cannabis au Nouveau-Brunswick. Le géant ontarien de l’alimentation Loblaws espère mettre la main sur les boutiques Cannabis NB récemment mises en vente.  

Loblaws figure parmi huit entreprises qui ont répondu récemment à un appel d’offres du Nouveau-Brunswick.  

Plus de 15 mois après la légalisation de la consommation du cannabis à des fins récréatives au pays, le Nouveau-Brunswick a décidé de privatiser Cannabis NB, une filiale de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick.  

Cannabis NB, qui s’avère peu rentable, détient un réseau de 20 boutiques.  

La stratégie de la province est de trouver un ou plusieurs repreneurs cette année pour devenir responsables de l’exploitation, de la distribution et de la vente de cannabis à des fins récréatives sur son territoire.  

«Ouvrir ce nouveau marché à des entreprises est un exemple tangible pour rendre dynamique le secteur privé», a fait valoir le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Ernie Steeves.  

Il faut dire que le marché du cannabis n’est pas étranger à Loblaws. Son réseau canadien de pharmacies Shoppers Drug Mart vend déjà du cannabis médicinal en ligne.  

Shoppers Drug Mart, qui a obtenu à la fin de 2018 sa licence pour vendre du cannabis à des fins médicales sur le web, offre les produits de 12 producteurs reconnus par Santé Canada.  

Couche-Tard aussi  

Outre Loblaws, Alimentation Couche-Tard et le producteur Canopy Growth espèrent également acquérir les boutiques de cannabis au Nouveau-Brunswick.  

Couche-Tard a déposé une offre par l’entremise de la société Fire & Flower dont il est un important actionnaire.  

Couche-Tard avait confirmé au Journal en novembre dernier son intention de participer à cet appel d’offres.  

Fire & Flower, dont le siège social est situé à Edmonton, exploite sous licence près de 40 magasins de vente au détail de cannabis en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Yukon.   

Pas au Québec  

Alors que le Nouveau-Brunswick a décidé de confier au secteur privé la vente au détail de cannabis, le Québec repousse toujours l’idée de privatiser la Société québécoise du cannabis (SQDC).  

Le gouvernement Legault continue de croire que le modèle de magasins de l’État est le bon pour assurer la vente et la distribution du cannabis partout au Québec.  

La SQDC a réalisé des profits nets de 1,5 million $ au cours de sa première année d’activité sur des revenus de 179,7 millions $.    

La SQDC continue d’ouvrir des boutiques et souhaite avoir 43 points de vente d’ici la fin mars 2020.  

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