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Meurtrier invité à se reprendre en main

Il a sauvagement tué ses grands-parents en 2017

JEANNOT JR CORMIER SAINTE-CATHERINE MEURTRE
Photo d’archives Jeannot Junior Cormier

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En condamnant un jeune meurtrier à purger au moins 15 ans de détention pour avoir « sauvagement tué » ses grands-parents, un juge l’a invité à profiter de son temps à l’ombre pour se reprendre en main.

« Rarement a-t-on vu une telle barbarie à l’endroit de personnes âgées », a lancé mercredi le juge de la Cour supérieure André Vincent, en rendant la sentence de Jeannot Junior Cormier.

L’homme de 29 ans a plaidé coupable la semaine dernière à deux chefs de meurtres non prémédités. Il a été condamné automatiquement à la prison à vie.

Mercredi, au palais de justice de Longueuil, le magistrat a accepté la suggestion des parties de fixer à 15 ans le temps minimum que le tueur devra purger avant d’être admissible à une libération conditionnelle.

Introspection à faire

« Il reste à espérer que [...] ce dernier saura faire une introspection, se libérer de sa consommation abusive de stupéfiants et entreprendre une remise en question qui lui permettra, à sa sortie, de devenir enfin un actif pour la société », a dit le juge Vincent.

En plein délire de drogue, Cormier a en effet assassiné ses grands-parents le 28 octobre 2017, dans leur résidence de Sainte-Catherine, sur la Rive-Sud.

Les corps des victimes, Jeannot Chapdelaine, 67 ans, et Simone Jourdain, 78 ans, ont été retrouvés deux jours plus tard.

Simone Jourdain et Jeannot Chapdelaine ont été tués en octobre 2017 dans leur résidence par leur petit-fils qu’ils hébergeaient, Jeannot Junior Cormier.
Photo d’archives
Simone Jourdain et Jeannot Chapdelaine ont été tués en octobre 2017 dans leur résidence par leur petit-fils qu’ils hébergeaient, Jeannot Junior Cormier.

La dépouille de l’aîné gisait au sol dans la salle de bain. Sa conjointe était à ses côtés, submergée dans la baignoire.

Après son arrestation, Jeannot Junior Cormier a avoué son crime aux enquêteurs. Il disait être intoxiqué par la drogue lorsqu’il a poignardé son grand-père. Il espérait « épargner sa grand-mère », mais il craignait qu’elle le dénonce aux voisins.

Victimes vulnérables

Lorsqu’il a réalisé que sa grand-mère agonisait, il l’a ébouillantée dans sa baignoire afin « d’accélérer l’exsanguination », a noté le juge, insistant sur la « force supérieure » de l’accusé par rapport à ses victimes, « des personnes vulnérables ».

« Pour accomplir son dessein meurtrier, il s’est armé d’un couteau pour les attaquer sauvagement », a résumé le magistrat.

Après avoir rendu la sentence, le juge Vincent s’est adressé à l’accusé : 

« Cela ne veut pas dire que vous allez être libéré après 15 ans. Cela va dépendre de votre comportement. Vous avez tout intérêt à le corriger », a-t-il insisté.