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Un conducteur négligent pourrait être accusé

Le boss de l’homme happé veut passer un message

Un conducteur négligent pourrait être accusé
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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Le patron du jeune éboueur gravement blessé mardi à Montréal par un automobiliste qui n’avait pas dégivré son pare-brise espère que le responsable sera traduit en justice.

« On ne sait plus quoi faire pour protéger nos éboueurs, lance Jean-Pierre Labelle, propriétaire de l’entreprise JR Services sanitaires. On met des clignotants et des caméras sur nos trucks, nos gars ont des dossards. On les voit à 3000 km à la ronde ! Les gens n’ont aucun respect et je pense que ça va prendre des accusations criminelles pour passer un message. »

Peu de temps après la collision survenue sur la rue Charon, à Montréal, le pare-brise du conducteur de la minifourgonnette était toujours complètement givré.
Photo Agence QMI, Maxime Deland
Peu de temps après la collision survenue sur la rue Charon, à Montréal, le pare-brise du conducteur de la minifourgonnette était toujours complètement givré.

Embouti par-derrière

Il était environ 15 h 30 lorsque son employé de 22 ans effectuait sa tournée de collecte des ordures sur la rue Charon, près de la rue Le Ber, dans le quartier Pointe-Saint-Charles. Soudainement, une minifourgonnette qui suivait le camion a embouti ce dernier par-derrière.

Le jeune éboueur, qui était en train de vider le contenu d’un bac dans sa benne, a été heurté violemment par le véhicule.

Il a été conduit d’urgence à l’hôpital, mais on n’a jamais craint pour sa vie.

Selon son patron, il a subi une chirurgie quelques heures après la collision en raison d’un fémur fracturé.

La victime, qui travaillait pour cette entreprise depuis bientôt un an, était toujours en salle de réveil mercredi après-midi entourée de ses proches.

Négligence criminelle ? 

Le conducteur de la minifourgonnette pourrait faire face à de graves conséquences puisqu’il n’a pas du tout dégivré son pare-brise avant de prendre le volant. 

S’il n’est pas accusé de négligence criminelle, l’homme de 69 ans pourrait recevoir à tout le moins une amende pour ne pas avoir libéré son pare-brise de toute matière pouvant nuire à la visibilité.

L’équipe de la police de Montréal spécialisée dans les enquêtes-collisions a été dépêchée sur la scène mardi après-midi afin de tenter de reconstituer le fil des événements. Le conducteur et la victime devaient également être rencontrés afin de livrer leur version des faits.

Ce que dit la loi

La personne qui conduit un véhicule routier dont le pare-brise et les vitres ne sont pas libres de toute matière pouvant nuire à la visibilité du conducteur commet une infraction en vertu du Code de la sécurité routière et est passible d’une amende allant de 100 $ à 200 $. Aucun point d’inaptitude ne sera toutefois ajouté au dossier du conducteur.