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La frénésie pour les véhicules électriques et autonomes

Par rapport à l’an dernier, la zone pour les voitures vertes a triplé au Salon de l’auto

GEN - SALON DE L’AUTO DE MONTRÉAL 2020
Photo Martin Alarie Cette Porsche Taycan va faire saliver les visiteurs.

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Les chercheurs du domaine de l’automobile rêvent que les embouteillages et le trafic soient choses du passé, travaillant d’arrache-pied pour en faire une réalité grâce à aux voitures intelligentes et autonomes du futur.  

« On arrive à la croisée des chemins. Une voiture sera capable de communiquer en temps réel sans même qu’on s’en rende compte. C’est gros, ça change complètement la manière dont on pense pour adapter le transport. Il y a énormément d’engouement », explique la directrice du Centre d’excellence Déclic, Valérie Borde.  

Porte-parole du Salon de l’auto de Montréal, Denis Talbot pose devant une BMW i8 roadster.
Photo Magalie Lapointe
Porte-parole du Salon de l’auto de Montréal, Denis Talbot pose devant une BMW i8 roadster.

Déjà, certaines voitures intelligentes peuvent adapter leur vitesse sur l’autoroute, garder leur voie, prévenir les collisions ou encore se stationner par elles-mêmes. Ce n’est que le début, selon Mme Borde.   

De plus, aucune voiture au Québec ne peut aujourd’hui rouler sans conducteur, comme pourrait le faire un jour un véhicule autonome, et ainsi, fournir une solution à plusieurs problèmes routiers.   

D’après la directrice, afin de régler plusieurs problèmes constants sur nos routes, comme les embouteillages, la recherche de stationnement et les accrochages, l’intelligence et l’autonomie des véhicules seraient la clé.  

Kia va piquer la curiosité avec ce Niro.
Photo Martin Alarie
Kia va piquer la curiosité avec ce Niro.

Rapide  

Si, au cours des dix dernières années, l’industrie automobile s’est sophistiquée à vitesse grand V, notamment avec l’arrivée des véhicules électriques, jamais les Québécois n’en ont été aussi friands.  

Selon les statistiques, l’augmentation des véhicules électriques sur le réseau routier québécois a bondi en 2019.  

Porte-parole du Salon de l’auto depuis quatre ans, Denis Talbot est lui-même étonné de voir la frénésie autour des véhicules électriques.   

D’ailleurs, pour les consommateurs qui aimeraient se faire une tête sur leur futur achat, le Salon ouvre dès ce matin jusqu’au 26 janvier au Palais des congrès.  

« Quand j’ai commencé [comme porte-parole], il n’y avait pas beaucoup de voitures électriques. La zone [d’exposition de véhicules électriques] a triplé depuis l’année passée. Cette année, il y a 20 modèles qui sont ici [au Salon] », mentionne celui qui conduit un véhicule hybride.  

Selon lui, il y aurait maintenant 68 000 propriétaires de véhicules électriques au Québec.  

Livraison en deux jours  

S’il y a déjà eu un temps où commander une voiture verte pouvait décourager les consommateurs en raison des délais d’attente qui pouvaient aller jusqu’à huit mois, ce n’est plus le cas pour plusieurs modèles de véhicules électriques.  

« Présentement, on a environ une vingtaine de Bolt dans notre cour. En deux jours, le client peut avoir sa voiture. Tout a changé depuis que Doug Ford [premier ministre de l’Ontario] a enlevé le rabais pour [l’achat de] véhicules électriques », explique le représentant aux ventes de Lussier Chevrolet de Saint-Hyacinthe. Les Québécois, eux, continuent à avoir beaucoup de subventions (13 000 $).