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Charest devra répondre aux questions

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La décision de la Cour suprême concernant Marc Bibeau est évidemment une mauvaise nouvelle pour Jean Charest.

Il faudrait être fou pour penser le contraire ou croire que cela n’a aucune espèce de répercussions, au moment même où l’ancien premier ministre songe sérieusement à se lancer dans la course à la chefferie du Parti conservateur.

Risques

Lorsque ses velléités ont été évoquées avant les Fêtes, nombreux étaient celles et ceux qui se disaient « mais pourquoi voudrait-il s’exposer ainsi et risquer d’être propulsé à nouveau au-devant de la scène avec les risques que cela comporte ? »

Déjà, alors que sa candidature n’est pas encore officialisée, on réalise que cette aventure sera tout sauf un long fleuve tranquille. D’autant plus que, dans le cadre d’une course aussi courte, les candidats risquent de viser la jugulaire rapidement, espérant mettre hors d’attaque leurs adversaires.

Mais Jean Charest est un homme déterminé. Croire que les récents événements pourraient l’empêcher de l’emporter, voire de se présenter, ce serait le sous-estimer.

Réponses

Je sais que pour des milliers de gens, particulièrement les militants libéraux provinciaux, la confiance et l’affection envers leur ancien chef vont bien au-delà des nuages qui planent au-dessus de sa tête.

Je les comprends. C’est un politicien exceptionnel et un homme affable. Je sais aussi par contre que bon nombre d’entre eux souhaiteraient entendre monsieur Charest se défendre. Car au cours des dernières années, l’ancien chef libéral a été très peu loquace, sinon carrément muet sur les questions concernant le PLQ.

En fait, il y a là peut-être un défi et une opportunité à la fois pour lui. Car s’il décide de faire le saut, il n’aura d’autres choix que de répondre à certaines questions délicates.

Et à partir de ce moment, les Québécois et les Canadiens pourront se faire une idée. Personnellement, j’ai hâte de l’entendre.