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À parité, les têtes roulent

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Photo d'archives, AFP Gerard Gallant est devenu le septième entraîneur de la LNH à se voir montrer la sortie en 56 jours.

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Georges McPhee a estomaqué la planète hockey en remerciant le premier entraîneur-chef de la jeune histoire des Golden Knights de Vegas, Gerard Gallant. Ce pauvre Gerard a de nouveau été congédié, alors que son équipe est en déplacement, et ce, 18 mois après avoir été nommé entraîneur de l’année et à trois points de la tête de sa division, section qu’il devait incidemment diriger au match des étoiles. 

Mais la pression de prendre part au gros tournoi est telle que les équipes en font dans leurs culottes. Gallant est devenu le septième entraîneur à se voir montrer la sortie en 56 jours. Les dirigeants du hockey, c’est connu, sont des suiveux. Une formule fonctionne, on la copie. Combien de fois on a vu des équipes adopter un style éteignoir suite à une conquête « défensive » de la Coupe Stanley ?  

L’an dernier, les Blues de Saint Louis n’allaient nulle part. Alors qu’ils étaient 31es et bon derniers de la Ligue Nationale au jour de l’An, ils ont
congédié leur entraîneur et ont remis le filet à une pure recrue, Jordan Binnington. 

 Six mois plus tard, c’est du champagne qui coulait dans le fleuve Mississippi.  

Les Leafs relancés 

Je pense que ceci explique cela. 

À Toronto, la situation était intenable entre les jeunes vedettes de l’équipe et Mike Babcock. Les Leafs montrent une fiche de 16-9 depuis le départ de coach Canada. 

À Calgary, les allégations ont emporté Bill Peters. Les Flames montrent un dossier 14-6 depuis, et « Johnny Hockey » maintient une moyenne d’un point par match. 

Au New Jersey, on se demande encore pourquoi John Hynes a été congédié. Ne trouvant pas les réponses, on a aussi remercié le directeur général Ray Shero. 

À Dallas, on sait que Jim Montgomery n’a pas perdu son job dans l’espoir de sauver la saison des Vedettes, mais bien dans l’espoir de se sauver de ses démons. 

À San Jose, les Sharks étaient nettement en deçà des attentes. Pete DeBoer a été liquidé, mais l’onde de choc espérée ne s’est pas produite, l’équipe jouant pour une moyenne inférieure depuis. Exception qui confirme la règle ? 

À Nashville on a paniqué et voulu s’assurer d’être de la grande danse du printemps. Peter Laviolette est parti, l’équipe montre deux victoires et
trois défaites depuis.  

Et le Canadien dans tout cela ? 

Les Golden Knights ont gagné leur premier match sous les ordres de DeBoer. Faudra voir si ce sera durable. Chose certaine, le congédiement de Gerard Gallant n’a pas été bien reçu dans le vestiaire. 

Ce qui nous amène à la situation du Canadien. À l’instar de Steve Yzerman à Détroit, Marc Bergevin n’a pas cru bon remercier Claude Julien, et ce en dépit de deux séries de huit défaites. Hasard ? Non. L’urgence d’entrer en séries constatée ailleurs dans la ligue et basée sur le potentiel des équipes impliquées et la conjoncture du classement paritaire ont dicté les gestes posés.  

Ici, les probabilités n’ont d’égales que la visibilité un soir de tempête hivernale ; elles sont de faibles à nulles. Le DG du Canadien le sait. À vous
maintenant de le comprendre. 

Coup de cœur 

Jesperi Kotkaniemi
Photo d'archives, Agence QMI
Jesperi Kotkaniemi

À Jesperi Kotkaniemi. Victime d’un traitement sévère de la part de Claude Julien, du public et des observateurs, je le trouve bien meilleur que ce qu’on en dit. On oublie qu’il concède un an d’âge à Nick Suzuki et qu’il y a deux ans, il évoluait en division finlandaise, la plus faible des ligues professionnelles d’Europe et de Scandinavie. En se portant à la défense de Ryan Peohling jeudi, il a confondu plusieurs sceptiques. Je ne peux pas croire que ça prenait ça. Patience, de grâce, il sera bon. Très bon.  

Coup de gueule 

Plus tôt cet automne, j’ai fait l’apologie de Lamar Jackson. L’électrisant quart-arrière a connu sur le plan individuel une saison parmi les meilleures depuis longtemps. Mais voilà que tout s’est effondré face aux Titans du Tennessee. Il y a pire... la manière. Jackson a tiré son club vers le bas tout au long du match. Son non verbal était loin de celui d’un leader. Son regard, accusateur. J’espère qu’il a vu Patrick Mahomes virer le match des Chiefs de bord à lui seul, mais j’en doute... 

Un p’tit 2 sur... 

Je maintiens que les 49ers de San Francisco vont remporter le trophée Vince-Lombardi le 2 février. Étonnamment, ce sera face aux Titans du Tennessee. Derrick Henry, l’homme qui court dru, doit saliver devant le pire front défensif de son parcours éliminatoire jusqu’ici, celui des Chiefs de Kansas City. Henry est hallucinant. Grand, gros, droit et avec cette curieuse carotte qui lui pend à l’arrière du casque. Rapide comme ça, ce n’est pas étonnant en fait que ce soit la carotte qui le suive, et non l’inverse.