/opinion/blogs/columnists
Navigation

Les mots dits du samedi

Coup d'oeil sur cet article

On naît nus

1- Écrit-on des « va-nu-pieds » ou des « va-nus-pied » ? Employé comme adjectif qualificatif, « nu » s’habille du « e » marquant le féminin et du « s » indiquant le pluriel. Ex. : L’hiver, il n’est pas vraiment bon de se promener la tête nue. Mais le mot « nu » est invariable dans un nom composé : des va-nu-pieds. On mettra même un s final à va-nu-pieds quand le terme est utilisé au singulier. Et écrit-on « je marche nu-pied » ou « je marche nu-pieds » ? Ni nu-pied ni nu-pieds, encore moins nus-pieds. On marche pieds nus. Le mot pied entre dans la composition de toutes sortes d’expressions qui exigent ou non un « s » final. On écrira par exemple « un coup de pied » sans « s ». Il est impossible en effet de donner un coup avec ses deux pieds sans se retrouver soi-même en position inconfortable. Ce qui me fait penser à ce proverbe africain plein de bon sens : Seul un idiot mesure la profondeur de l’eau avec ses deux pieds. Et seul un étourdi croira qu’il est facile à tout coup de détecter l’existence d’un « s » final dans une expression consacrée formée avec le mot pied sans le recours à un bon ouvrage de référence. 2- Le jury a été séquestré ou le jury a été isolé ? Un jury ne peut être séquestré, même lorsque ses membres doivent être mis à l’écart de toute influence extérieure. « Séquestré » signifie « emprisonné illégalement ». Quelle que soit la portée d’un procès, le juré n’est quand même pas pris en otage. Il peut être isolé, confiné dans un lieu, mais pas emprisonné. Un jury est isolé. Ou il est « coupé du monde extérieur ». 

Bouche cousue

1- « Ceci dit », disent trop souvent des journalistes pour rappeler ce qu’ils viennent de dire, remarque, une fidèle lectrice C. Péloquin. « L’expression “cela dit” qui signifie : la chose dont on a parlé ne serait-elle pas préférable ? » s’interroge-t-elle. Le pronom démonstratif « ceci » représente normalement ce qu’on s’apprête à dire ou à écrire. Ou ce qui est tout près dans l’environnement de celui qui parle et de celui qui écoute. Ex. : Je te propose ceci : prends ceci au lieu de... cela. L’adjectif démonstratif « cela » représente donc, généralement, ce qui a été dit ou écrit (ou ce qui est éloigné dans l’environnement). Ainsi, la locution « cela dit » est préférablement employée, comme le dit notre lectrice, pour désigner ce qui vient d’être dit. Ex. : Vos enfants sont intelligents. Cela dit, ils sont turbulents. Mais « ceci dit, ils sont turbulents » ne serait pas fautif. Alors quoi ? Alors, utilisons de préférence la locution « cela dit », comme il serait logique de le faire avec la préposition « voilà », qui s’emploie pour désigner ce qui précède, contrairement à « voici », qui annonce ce qui va être dit ou ce qui va se produire. 2- Entendu et lu récemment, « se mettre le pied dans la bouche », se désolent C. d’Anjou et M.-C. Bastien. Leur déception est légitime. Il me semble en effet que la locution « se mettre le pied dans la bouche » relève de l’exploit. De quelqu’un dont le discours est inconvenant ou absurde, on dira plutôt, dans la francophonie, qu’il met les « pieds dans le plat ». Ou, comme on le dit plus souvent au Québec, qu’il « se met les pieds dans les plats ».

Quelle est la bonne formule ?

Cinq cents trente personnes ou cinq cent trente personnes ? 

L’entraîneur a adressé ses joueurs ou l’entraîneur s’est adressé à ses joueurs ?

Les lettres mêlées

XJUAOETSRP

Définition : Mettre une chose à côté d’une autre.

Réponses

Quelle est la bonne formule ? 

1- Cinq cent trente personnes.

2- L’entraîneur s’est adressé à ses joueurs.

Les lettres mêlées : JUXTAPOSER