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Montrer la vulnérabilité

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Longtemps tabou, la santé mentale occupe de plus en plus d’espace médiatique. Parler publiquement d’anxiété, de dépression, de bipolarité, d’épuisement permet à ceux qui en souffrent de briser un isolement non souhaité qui n’aide ni à la guérison ni à l’acceptation d’une condition. De plus en plus de personnalités ont récemment fait leur « coming out » mental. Et, comme dans la vie, des personnages fictifs montrent leur vulnérabilité, permettant un dialogue, une prise de conscience et surtout d’arrêter de banaliser des maux silencieux qui font des ravages. Zoom sur ces personnages fragiles qui contribuent à faire avancer notre société. 

CAROLINE (DEBBIE LYNCH-WHITE) ET KARLA (MARILOU MORIN) DANS UNE AUTRE HISTOIRE  

Caroline dans <i>Une autre histoire</i>
Photo courtoisie, Yan Turcotte
Caroline dans Une autre histoire

L’aînée de la première famille de Manon/Anémone a la tête pleine. D’abord, elle a subi les contrecoups de la relation tumultueuse de ses parents et a toujours tout fait pour protéger ses frères. Puis, elle a cru pendant des années que sa mère était morte, assassinée par son père. Elle a rapidement fondé une famille avec son meilleur ami, Benjamin, et s’est noyée dans un travail qui la mène de longues journées sur la route. Caroline a connu des épisodes de dépression majeure. Un mal qu’elle a su camoufler auprès de plusieurs personnes. Les derniers épisodes l’ont ramenée malheureusement à l’hôpital. Comprendre que sa vie est basée sur des mensonges a entraîné sa chute. 

Quand l’aînée de la seconde famille d’Anémone/Manon est revenue au bercail, c’est qu’elle avait besoin de se reconstruire. On n’en connaît pas tous les détails, mais Karla aurait été victime d’une agression lorsqu’elle travaillait dans un bar à Montréal. Dans la première saison, on a pu voir que l’événement a laissé des séquelles. Anxiété et crise de panique se sont déclarées. Mais la maternité et son retour à Belleville semblent lui avoir redonné confiance. 

Lundi 20 h à Ici Radio-Canada Télé 

FANNY (LUDIVINE REDING) ET BLANCHE (SHANTI CORBEIL-GAUVREAU) DANS FUGUEUSE LA SUITE 

Fanny dans <i>Fugueuse</i>
Photo courtoisie, TVA
Fanny dans Fugueuse

Elle cache bien son jeu, mais Fanny est encore fragile de ce qu’elle a vécu avec Damien, Carlo et Natasha. Son travail d’infiltration pour prévenir l’exploitation sexuelle la ramène à ressasser un passé pas si lointain qui relève du choc post-traumatique. Elle est à surveiller au cours des prochaines semaines. 

Blanche dans <i>Fugueuse</i>
Photo courtoisie, TVA
Blanche dans Fugueuse

Blanche est une jeune prostituée qui consomme des drogues et vit un quotidien difficile dans la rue. Son port d’attache ? Un amoureux qui a disparu lui laissant un message étrange. La pauvre jeune femme est alors victime d’hallucinations et de psychoses qui la conduisent à l’hôpital psychiatrique où elle ne semble pas avoir de soutien familial. Une situation de fragilité et d’isolement qui guette malheureusement beaucoup de jeunes de la rue. 

Lundi 21 h à TVA 

RÉGINALD (MAXIME DE COTRET) DANS 5E RANG 

Réginald dans <i>5<sup>e</sup> rang</i>
Photo courtoisie, Bertrand Calmeau
Réginald dans 5e rang

Cet ex-militaire vit en ermite à Valmont. Il a servi en Afghanistan, ce qui l’a laissé avec un sérieux choc post-traumatique qu’il n’a longtemps pas voulu soigner. Élevé par sa grand-mère, il est aussi habité par l’absence de sa mère, qui aurait été assassinée, et cherche toujours à trouver le coupable. Ce loup solitaire peu sociable, anticonformiste, râleur et dont le comportement s’enflamme facilement, se retrouve souvent bien contre lui sur la liste des suspects des événements obscurs qui surviennent en ville.   

Mardi 21 h à Ici Radio-Canada télé 

ANAÏS (VIRGINIE FORTIN) DANS TROP 

Anaïs dans <i>Trop</i>
Photo courtoisie, Ici Télé
Anaïs dans Trop

La bipolarité n’a pas souvent été abordée en fiction. Anaïs a dû apprendre, difficilement parfois, à apprivoiser sa condition. Flamboyante et excessive, elle tente de garder l’équilibre sans s’éteindre, ce qui la pousse souvent à tester ses limites. Anaïs est un beau personnage qui pose un regard bienveillant sur ceux qui souffrent de bipolarité, qui montre l’impact que la maladie peut avoir sur l’entourage et qui fait un pied de nez à ceux qui pourraient la juger. 

Disponible sur Ici Tou.tv Extra 

WILLIAM (HENRI PICARD) ET DIANE (SONIA VACHON) DANS CEREBRUM 

Diane dans <i>Cerebrum</i>
Photo courtoisie, Fabrice Gaetan
Diane dans Cerebrum

Même avec une mère psychologue et un père psychiatre, William est hyper sensible et n’est pas à l’abri de sombrer. Mère contrôlante, amours décevants, incompréhension, deuil, il présente des signes d’anxiété et de dépression. Il est médicamenté, mais, cordonnier mal chaussé, peut-être pas suffisamment entendu. 

Ce suspense se déroulant dans un milieu psychiatrique, plusieurs beaux personnages vivent avec un trouble de santé mentale. C’est le cas de la très touchante Diane, qui souffre d’un trouble obsessif compulsif. Après une longue thérapie, elle croyait être en mesure de contrôler sa maladie. Mais, fragile, elle a rechuté. Elle se désinfecte sans cesse les mains au sang, craint de ne pas avoir bien barré les portes, de se faire réprimander par sa mère. Une femme impuissante et vulnérable. 

Mercredi 21 h à Ici Radio-Canada Télé 

EDWIDGE (NAÏLA LOUIDORT) DANS TOUTE LA VIE 

Les jeunes futures mères de cette série cachent toutes une certaine vulnérabilité. Elles ne bénéficient pas toutes du même soutien de la part de leurs proches. C’est le cas d’Edwidge, jeune orpheline qui s’apprête à mettre un enfant au monde dont elle ne veut pas. Elle a souvent tenté de provoquer sa sortie en s’automutilant. Une punition qu’elle s’inflige à elle aussi.  

Mardi 20 h à Ici Radio-Canada Télé 

CAROLANNE (ÈVE LANDRY) ET ADA (FLORENCE LONGPRÉ) DANS M’ENTENDS-TU ? 

Carolanne dans <i>M’entends-tu ?</i>
Photo courtoisie, Trio orange
Carolanne dans M’entends-tu ?

 

Ada dans <i>M’entends-tu ?</i>
Photo courtoisie, Trio orange
Ada dans M’entends-tu ?

Le silence de Carolanne cache une profonde détresse psychologique. Elle est prise dans une relation toxique et violente qui va l’isoler et la plonger davantage dans son mutisme. Cette excellente série met en lumière des personnages qui luttent pour évoluer dans un quotidien où ils n’ont pas la vie facile. C’est aussi le cas d’Ada, dont la mère est dépressive. Elle-même est en thérapie pour une sexualité exacerbée et un trouble d’agressivité qui l’a menée à commettre des gestes répréhensibles. Des gens attachants avec toutes leurs faiblesses. 

Lundi 22 h à Télé-Québec  

JACOB (ANTOINE L’ÉCUYER) DANS MON FILS 

Jacob dans <i>Mon fils</i>
Photo courtoisie, Eric Myre
Jacob dans Mon fils

La schizophrénie sera au cœur de la prochaine série de Michel D’Astous et Anne Boyer. Jacob est un étudiant de 18 ans qui reçoit son diagnostic de schizophrénie. La série suivra son parcours et les difficultés quand on fait face à la maladie, mais aussi l’impact sur ses proches, dont sa mère. 

Dès le 12 mars 2020 sur Club illico 

VÉRONIQUE (PASCALE BUSSIÈRES) DANS L’HEURE BLEUE 

Véronique dans <i>L’heure bleue</i>
Photo courtoisie, Eric Myre
Véronique dans L’heure bleue

Plusieurs personnages de cette série marchent sur une fine ligne. Anne-Sophie et Bernard ont eu leur lot d’émotions vives, mais Véronique vient bouleverser le quotidien de la famille Boudrias à Cowansville. Véronique est une menteuse pathologique. Ex-toxicomane, elle est impulsive, excessive, manipulatrice, a une tendance à la bipolarité et peut même s’avérer agressive. 

Mardi 20 h à TVA  

BRUNO (MICHEL CHARRETTE) DANS DISTRICT 31  

Bruno dans <i>District 31</i>
Photo courtoisie, Karljessy
Bruno dans District 31

Les premiers répondants, les médecins et les enquêteurs côtoient l’horreur dans leur métier. Dans le cas de Bruno Gagné, sergent-détective aux homicides, cette réalité s’est malheureusement transposée dans sa vie plus d’une fois. Ayant perdu ses enfants dans un incendie criminel puis, plus récemment, ayant frappé une petite fille en pleine poursuite, Bruno cache son mal-être sous ses airs de boute-en-train. Fragile, il vit avec les séquelles de choc post-traumatique et ne veut pas s’avouer qu’il a traversé des périodes dépressives. La douleur n’est jamais très loin surtout quand il est appelé pour un cas impliquant un enfant. 

Lundi au jeudi 19 h à Ici Radio-Canada Télé 

VALÉRIE (SOPHIE CADIEUX) DANS LÂCHER PRISE 

Valérie dans <i>Lâcher prise</i>
Photo courtoisie, Laurence Grandbois Bernard
Valérie dans Lâcher prise

Bien que le quotidien de Valérie ne soit ni simple ni ennuyeux, elle a quand même trouvé un nouveau souffle qui lui permet d’acquérir, merci à l’entourage, un certain équilibre. Mais souvenons-nous que le point de départ de cette série était un burnout. Mère monoparentale qui veut se démarquer au boulot, Valérie a été mise au repos forcé, victime de surmenage. 

Lundi 19 h 30 à Ici Radio-Canada Télé