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Que faire avec Domi et Kovalchuk?

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Photo d'archives, AFP Ilya Kovalchuk joue bien depuis qu’il s’est joint au Canadien de Montréal. Finira-t-il l’année avec l’équipe ?

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Marc Bergevin a assuré, la semaine dernière, qu’il n’était pas question pour lui d’écouter les offres pour Carey Price et Shea Weber. C’est sa décision. De toute façon, il a plusieurs autres gros dossiers sur son bureau, dont ceux d’Ilya Kovalchuk et Max Domi.  

Dans le cas du Russe, il s’avère une aubaine pour le Tricolore, qui l’a signé pour un contrat de 700 000 $.   

Mercredi face aux Blackhawks de Chicago, Kovalchuk a passé un total de 20 min 57 s sur la patinoire. Il faut l’admettre, l’attaquant de 36 ans joue avec entrain depuis son arrivée avec le Tricolore. Il est clair qu’il a un objectif en tête. Est-ce de s’entendre à plus long terme pour rester à Montréal ? Veut-il se prouver afin d’être échangé à une équipe qui aspire aux grands honneurs ? Lui seul connaît la réponse.   

De l’autre côté, qu’est-ce qui motive le Canadien à utiliser autant Kovalchuk ? Il est fort possible qu’on souhaite le mettre en vitrine afin d’avoir le meilleur retour possible à la date limite des transactions.   

Mais, partisans du Canadien, tempérez vos attentes. L’équipe n’obtiendra pas un choix de première ou de deuxième ronde contre le no 17.   

Le casse-tête Domi  

Dans le cas de Max Domi, c’est une tout autre histoire.    

C’est déjà bien documenté, l’attaquant ne connaît pas une saison à la hauteur des attentes. Son contrat vient à échéance à la fin de la présente campagne et il est évident que ça le tracasse.   

Ceci étant dit, il faut en venir à la conclusion que Max Domi est un bon joueur de la LNH, mais pas un attaquant de premier plan. Il joue avec trop d’égoïsme pour être considéré parmi les meilleurs de sa profession.   

Mercredi soir, on en a eu un exemple parfait quand il a pris une (autre) pénalité stupide qui anéantissait les chances de remontée de sa formation.   

Je ne crois pas que Domi soit le joueur-clé en attaque chez le Tricolore. C’est davantage un bon joueur de soutien offensif, un peu comme Nazem Kadri l’était avec les Maple Leafs. Derrière Auston Matthews et John Tavares, Kadri était le complément parfait, et puisqu’il n’était pas un élément de premier plan, ses sautes d’humeur coûtaient un peu moins cher à l’équipe.   

Contrat  

Marc Bergevin a maintenant toute une commande entre les mains. Il devra s’assurer de trouver un terrain d’entente avec le clan Domi sur un contrat qui ne fera pas mal à l’équipe à long terme.   

Parce que, oui, il y a le salaire, mais le contrat de Domi servira aussi de comparable aux autres joueurs de l’équipe dont les droits devront être renégociés bientôt, dont Phillip Danault, Tomas Tatar et Brendan Gallagher.   

Bergevin ne peut se permettre de plier dans le dossier Domi, parce que l’effet domino pourrait être catastrophique pour l’avenir de l’équipe.   

Un vrai pro  

D’ailleurs, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien, mérite le respect. La façon avec laquelle il se comporte en ces temps difficiles pour son équipe démontre à quel point c’est un vrai professionnel.   

Le Tricolore est chanceux d’avoir un entraîneur d’expérience derrière son banc en ce moment. D’accord, l’équipe a remporté son dernier match, jeudi dernier à Philadelphie, mais il n’en reste pas moins que le négativisme prime à Montréal depuis plusieurs semaines, tant dans les médias que chez les partisans de l’équipe.   

Je le sais puisqu’il n’y a pas une journée où un amateur de hockey ne m’accoste pas pour me poser des questions sur le Canadien.   

Julien se retrouve au beau milieu de cette situation. C’est lui qui doit répondre aux questions des journalistes après chaque match, et il le fait très bien.   

On voit qu’il ne veut parler contre personne, même pas contre Domi après qu’il eut pris une pénalité complètement stupide face aux Blackhawks de Chicago, mercredi.   

Et ce n’est certainement pas l’envie qui manquait.   

- Propos recueillis par Kevin Dubé  

  

Les échos de Bergie   

Dommage pour Gallant  

Il n’y a pas si longtemps, Gerard Gallant semblait bien en selle à Vegas. On n’arrêtait pas de dire à quel point il était l’homme de la situation avec les Golden Knights, combien on aimait sa façon de diriger. Il n’a suffi toutefois que d’une série de quatre défaites pour qu’on lui montre la porte de sortie. C’est tellement malheureux. Par contre, je ne serais pas surpris qu’il revienne rapidement dans la LNH. Pour moi, Detroit serait l’endroit parfait pour lui. Les Red Wings connaissent une saison de misère et je ne crois pas que Jeff Blashill soit là pour y demeurer. En plus, Gallant et Steve Yzerman ont joué ensemble à l’époque. Il semble que tous les astres soient alignés.   

Et, d’ailleurs, oubliez Gallant à Montréal. Il ne parle pas français et l’équipe a appris du fiasco Randy Cunneyworth.   

Bravo à Perron  

Je suis très content pour David Perron, qui a été sélectionné pour participer au Match des étoiles. C’est pleinement mérité et il n’a assurément pas volé sa sélection. Perron est manifestement chez lui à Saint-Louis. L’an dernier, il a été une partie prenante de la conquête de la coupe Stanley par les Blues et il fait de nouveau partie des meneurs de sa formation cette année. D’un autre côté, Alex Ovechkin a mentionné qu’il ne participerait pas à cette classique, ce qui va lui valoir une suspension d’un match... avec salaire. Une vraie farce.   

Belle initiative  

La LNH présentera un match à trois contre trois incluant des joueuses féminines, dans le cadre du Match des étoiles. J’aime l’idée. Il faut que le circuit Bettman s’implique afin d’aider la création d’une ligue féminine forte. Et parlant du hockey à trois contre trois, il faudra se pencher sérieusement sur sa pertinence. Au départ, on avait droit à du jeu spectaculaire, mais les équipes se sont adaptées. C’est maintenant un concours de contrôle de rondelle. Je me demande si on ne devrait pas imposer une limite de temps pour prendre un lancer au but, un peu comme au basketball.