/misc
Navigation

Un secret très bien gardé

Myrica
Photo courtoisie Le secteur Myrica de la réserve faunique des Laurentides est l’hôte de belles mouchetées indigènes comme celles-ci.

Coup d'oeil sur cet article

Les amateurs de mouchetées indigènes à la recherche d’un endroit productif auraient intérêt à découvrir le site que je présente aujourd’hui.

La réserve faunique des Laurentides s’étend sur plus de 7861 km² entre les villes de Baie-Saint-Paul et de Portneuf, d’est en ouest, et de Stoneham à la Terrière du sud, au nord. On dénombre environ 2000 plans d’eau sur ce vaste terrain de jeu géré par la société d’État. 

Méconnu

Le territoire est subdivisé en 25 secteurs d’hébergement distincts, tels les Portes de l’Enfer, le lac des Neiges, le camp Mercier, l’Étape, etc. À l’extrême nord-est, il y a un site peu connu offrant un potentiel digne de mention, qui se nomme secteur Myrica. On y retrouve 22 lacs où les mouchetées sont présentes en grand nombre.

Dans cette magnifique région montagneuse, la forte majorité des nappes d’eau sont des lacs de tête, et plusieurs sont alimentés par des sources souterraines. Mis à part le Duperet et le Faguet ayant des profondeurs de 6 à 7 mètres, tous les autres plans d’eau se distinguent avec des fosses pouvant atteindre 18 mètres et plus. Il y en a même deux qui s’enfoncent à plus de 35 mètres. 

Parlons pêche

La masse moyenne des ombles qu’on y capture est notable puisqu’elle frôle les 250 à 300 grammes sur l’ensemble du territoire. Les amateurs de plus gros spécimens peuvent s’aventurer sur les eaux des lacs Myel et Loup-Cervié, où le poids moyen dépasse les 475 grammes.

Une ouverture différée de certaines nappes d’eau comme le lac Potvin, le Duperet et le Arconet garantit une qualité de pêche soutenue. Elles ne sont pas accessibles avant la mi-juillet.

Comme l’expliquait le gardien de secteur depuis plus de 10 ans, Dominique Bujold : « Si le client est en forme et qu’il souhaite parcourir de 10 à 90 minutes de marche pour accéder à un lac, il aura l’embarras du choix au niveau des destinations. S’il désire toutefois demeurer à proximité, il pourra se rendre sans aucun effort à cinq différentes étendues d’eau ».

Chaque soir, les lacs sont attribués en alternance en fonction des besoins de la clientèle, de leur capacité physique et de leur véhicule. Le gardien, toujours sur place, vous indique les meilleurs spots et les techniques les plus productives.  

Afin d’offrir la quiétude recherchée par plusieurs, sachez que 18 des 22 lacs n’ont qu’une seule chaloupe.

Notre expérience

Lors de notre visite à la mi-août, nous avons exploité les secteurs des Eaux Mortes de la Rivière-Malbaie. Nous y avons déjoué de nombreuses mouchetées mesurant de 15 à 30 cm. Il s’agit toutefois, selon M. Bujold, du meilleur endroit pour les grosses palettes. « Les clients franchissent fréquemment la barre des deux kilos », précisait-il.

Batailleur

Si vous voulez vous mesurer à une espèce qu’on ne retrouve habituellement que dans le Grand Nord, l’omble chevalier, vous pouvez vous diriger vers les lacs Cinto, à la Cruche, Pilote et Potvin. Leur poids varie entre 125 à 350 grammes.

Contrairement à toutes les mouchetées indigènes de la réserve qui nagent à des profondeurs de moins de 10 mètres, l’artic char préfère se vautrer à plus de 15 mètres. Il faut donc ajuster les techniques et les approches en conséquence.

Hébergement

En 1927, le ministre de la Voirie, Joseph-Édouard Perrault, a fait bâtir un imposant bâtiment en bois rond pouvant accueillir 14 personnes. Au fil des temps, deux autres chalets, pour quatre convives chacun, furent érigés juste à côté.

Les appareils de cuisine et l’éclairage fonctionnent au propane. Toutefois, incessamment, le tout sera converti à l’énergie solaire.

Activités

Mis à part la pêche, les amants de la nature peuvent faire des randonnées pédestres, se baigner et cueillir des bleuets et des champignons. Si vous souhaitez faire de l’escalade et du via ferrata, vous pouvez vous rendre au parc national des Grands Jardins, adjacent à la réserve.

La saison de pêche débute à la fin mai et se poursuit jusqu’au 30 août afin de faire place, par la suite, à la saison de chasse à l’orignal. Le taux de succès est de plus de 80 % dans les cinq zones dédiées à cette activité de prélèvement.

Directions

Pour se rendre dans ce secteur poissonneux situé à 4 heures 30 minutes de Montréal, il suffit d’emprunter la route 138 Est de Québec jusqu’à la 381, localisée quelques kilomètres passés la municipalité de Baie-Saint-Paul. 

Il ne reste plus alors que 52 km à franchir sur le bitume de la route des montagnes. Le panorama y est impressionnant et est de toute beauté.


Pour en savoir plus, composez le 418 528-6868 ou visitez le site www.sepaq.com/rf/lau/