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Fermeture d’Air Saguenay: Lueur d’espoir pour les pourvoiries de la Basse-Côte-Nord

Marcel Deschamps, Président d'Air BCN Express
Photo Courtoisie Marcel Deschamps, Président d'Air BCN Express

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Dans l’incertitude depuis la fermeture d’Air Saguenay en novembre dernier, des pourvoyeurs pourront à nouveau compter sur une compagnie aérienne pour conduire les amateurs de chasse et pêche sur leur territoire. 

C’est la jeune compagnie aérienne basée à Sept-Îles Air BCN Express, active depuis avril 2019, qui désire offrir le service, à partir de mai 2020, dans le secteur de la Basse-Côte-Nord. 

Les pourvoiries Mabille-Labrador, à Lac-Jérôme, et Mabec, à Sainte-Madeleine, ont déjà un accord avec la compagnie d’aviation. 

« Je vais pouvoir honorer mes réservations et faire en sorte que les pêcheurs vivent la meilleure expérience de pêche possible chez nous », se réjouit Louis Laurin de Mabec, lors du Salon national de la pourvoirie chasse et pêche, à Québec.

Voir plus grand

« Pour l’instant, on a seulement un appareil de brousse, un Cessna Caravan 208 amphibie, qui peut démarrer autant sur l’eau que sur la route. Mais, avec ce seul avion, on peut desservir sept ou huit pourvoiries », assure le président d’Air BCN Express, Marcel Deschamps.

L’homme d’affaires aimerait bien étendre ses services, mais il aura d’abord besoin de l’aide du gouvernement pour se faire, étant donné que ce type d’avion coûte, d’occasion, entre 1,5 M$ et 3 M$.

« Si le gouvernement croit que l’industrie de la chasse et de la pêche en est une importante, on est prêt à leur endosser un prêt pour acquérir plus d’appareils. Mais on veut y aller tranquillement. »

Une occasion en or

L’entreprise résulte d’un partenariat entre Keith Kippen et deux autres coactionnaires innus, Gaston Bellefleur et Marc-Antoine Ishpatau. 

Elle devait, à la base, effectuer des vols nolisés dans la Basse-Côte-Nord, mais a finalement sauté sur l’occasion lorsque Air Saguenay a annoncé avoir mis la clef sous la porte.

« Je ne dirais pas qu’on reprend le flambeau, parce qu’on parle ici d’une entreprise légendaire. Mais on a profité du vide laissé pour recréer un modèle d’affaires avec des appareils plus modernes », conclut M. Deschamps.

- Avec la collaboration de Julien Cabana