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Dans les coulisses du tramway

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Lorsqu’il entend des opposants prétendre que le projet de tramway a été fait sur un bout de «napkin», le directeur Daniel Genest considère que c’est non seulement très insultant mais même presque blessant pour son équipe et lui.

«Je trouve ça insultant parce que c’est exactement l’opposé», déplore le directeur, qui près d’un an après son entrée en poste, était de toute évidence très fier de faire visiter le bureau pour la première fois à des représentants d’un média.

Fait à noter, Le Journal de Québec est le seul à avoir placé une demande, qui nous a été accordée à un jour d’avis.  

«J’ai bloqué trois heures pour être avec vous et répondre à toutes vos questions», annonce cet ancien ingénieur des Forces armées canadiennes qui, au bout de plus d’une heure et demie d’entrevue, a ensuite pris le temps d’effectuer une tournée avec les représentants des différentes équipes.

On a ainsi pu découvrir une véritable fourmilière où s’affairent toute une équipe de professionnels, dont plusieurs jeunes. Ceux-ci voient cette occasion de travailler sur le projet comme «une opportunité exceptionnelle», un «avancement de carrière» et un «privilège».  

Ce sont en fait 80 personnes qui travaillent à temps plein sur le projet, en plus d’une quarantaine de personnes prêtées par la Ville de Québec et d’autres provenant de bureaux de consultants.

Bon «timing»

Pour M. Genest, le «timing» est très bon présentement pour bien expliquer ce projet non pas parfait mais «exceptionnel». Il y croit, souligne-t-il, au point d’avoir fait le «gros choix personnel» de quitter sa région natale avec sa famille.

Le directeur de projet a donc l’intention d’intensifier sa présence, ce qui est essentiel. «Ça me fait vraiment plaisir d’expliquer les choses, et je suis un grand vulgarisateur à la base», insiste-t-il.

Il était toutefois sage, à son avis, de demeurer un peu en retrait pendant les premiers mois, jusqu’au dépôt d’études et d’un comité plénier, un «point tournant», avant les Fêtes.

M. Genest note par ailleurs une différence majeure entre l’environnement public à Québec et à Montréal, pour y avoir conduit deux projets majeurs. De part et d’autre, de nombreuses questions émergent, et il faut bien expliquer et démystifier.

À Québec cependant, les débats sont beaucoup plus polarisés. Et surtout, il reste à voir si les détracteurs sont prêts à écouter et à discuter, et non seulement monologuer.