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Internationaux de l’Australie: sans pollution, Osaka et Serena démarrent bien

Serena Williams.
Photo AFP Serena Williams.

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Naomi Osaka, tenante du titre, et Serena Williams, en quête d’un 24e trophée du Grand Chelem, ont donné lundi le coup d’envoi des Internationaux de l’Australie, un temps menacé par la pollution de l’air liée aux incendies monstres qui ravagent l’Australie. 

Roger Federer a succédé à Serena dans la Rod Laver Arena où le tenant du titre Novak Djokovic devait clôturer la session nocturne. 

L’Espagnole Paula Badosa (97e) a ouvert les hostilités face à la Suédoise Johanna Larsson (215e) à 11h06 et a été la première qualifiée de ce premier tournoi du Grand Chelem de l’année, moins d’une heure plus tard. 

Mais la première figure qualifiée a été Osaka, 4e mondiale, qui a facilement écarté la Tchèque Marie Bouzkova (59e), 6-2, 6-4. 

«Je n’avais jamais joué contre elle et, pour moi, il est toujours difficile de jouer contre quelqu’un qu’on ne connaît pas au premier tour d’un Grand Chelem. Mais, mon Dieu, elle est plus jeune que moi, alors je pense qu’on va souvent se retrouver à l’avenir», a commenté la Japonaise de 22 ans. Bouzkova a 21 ans. 

Naomi Osaka et Marie Bouzkova.
Photo AFP
Naomi Osaka et Marie Bouzkova.

Osaka n’a pas exercé une écrasante domination, cédant notamment son service dans la seconde manche et commettant de nombreuses fautes directes (28 au total contre 13 pour Bouzkova), mais elle a néanmoins écarté son adversaire sans avoir besoin de trop s’employer. 

Après la perte de son service au 2e set, menée 4-2, elle a haussé son niveau et aligné quatre jeux d’affilée pour s’imposer en 1h20. 

Filet cassé 

La partie a été brièvement interrompue au début de la seconde manche lorsqu’Osaka a brisé la boucle qui tient la lanière au centre du filet d’un service puissant... mais très bas. 

C’est ensuite Serena Williams qui a fait une courte représentation de 58 minutes pour battre la Russe Anastasia Potapova (90e) 6-0, 6-3. 

«J’ai bien commencé, mais elle s’est bien battue», a commenté, tout sourire, l’Américaine de 38 ans, qui affrontera au prochain tour la Slovène Tamara Zidansek (70e) ou l’invitée coréenne Na-Lae Han (179e). 

Serena Williams.
Photo AFP

Après avoir survolé la première manche en 19 minutes, Serena Williams a commis plus d’erreurs dans la seconde (13 fautes directes contre 3 dans la première manche), et a même cédé sa mise en jeu pour être menée 2-1. Mais elle a immédiatement «débraké» et s’est imposée sans se faire peur. 

«La maman d’Olympia» 

«Elle ne s’en rend pas compte, tout ce qui compte pour elle, c’est la pâte à modeler. Je lui dis pourtant que je suis quelqu’un!» a confié Serena Williams à propos de sa fille dans un éclat de rire. «Dans mon quartier, je suis juste la maman d’Olympia... et j’adore ça!». 

Les Internationaux de l’Australie, un temps menacé par des fumées toxiques, a bien débuté lundi, en fin de matinée, avec une qualité d’air jugée «bonne» par les autorités sanitaires de Melbourne: 3 sur une échelle où il a été décidé de suspendre les matchs à partir de 200. 

Mardi dernier, les organisateurs avaient créé la polémique en laissant se dérouler les matchs des qualifications, alors que la qualité de l’air avait été jugée «dangereuse» et que la municipalité avait officiellement incité les habitants à ne pas sortir de chez eux et même préconisé de garder les animaux de compagnie à l’intérieur. 

Les gigantesques incendies qui sévissent depuis septembre en Australie ont fait 28 morts et dévoré 10 millions d’hectares, soit une superficie supérieure à celle de la Corée du Sud ou du Portugal. 

Mais à 15h00, les matchs sur les courts annexes ont été interrompus... par la pluie. Sur les trois courts dotés de toit, la Rod Laver Arena, la Margaret Court Arena et la Melbourne Arena, les parties se sont poursuivies à couvert.