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Harry-Meghan : pourquoi en parler tant?

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Photo d’archives

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Pourquoi tant de couverture médiatique? 

Ça n’intéresse pas grand monde, mais ils font l’objet d’une « overdose » de couverture médiatique, pas seulement en Angleterre, mais ici même au Québec. Tout simplement irréel et surréaliste. Ça fait vraiment colonisé et même arriéré de s’intéresser autant à la vie trépidante du prince Harry d’Angleterre et de sa conjointe, l’ex-actrice américaine Meghan Markle (devenue comme ça princesse) qui veulent se libérer, les pauvres, de la « tyrannie » de l’oppressante famille royale, mais tout en vivant majestueusement aux crochets de l’État et de l’argent des contribuables. Ça, c’est un droit acquis. Si les Anglais veulent continuer à vivre sous l’auspice complètement dépassé de la monarchie avec leur famille royale, c’est leur problème. Mais nous, au Québec et au Canada, on n’a pas à être entraînés dans ces élucubrations royales insignifiantes. Je n’en reviens tout simplement pas du nombre d’articles, de chroniques, d’éditoriaux, d’opinions «d’experts », de nouvelles télé consacrées à ces personnes qui n’apportent absolument rien à la société. Au contraire, ils représentent un poids. Peut-être qu’en Angleterre la famille royale engendre des retombées économiques et attire un certain genre de touristes internationaux. Quoique allez en Angleterre pour voir le palais de Buckingham, il faut le faire...  

Arrêtons de faire nos abrutis et abolissons les postes de gouverneur général et de lieutenant-gouverneur au Canada et au Québec. Il est honteux d’obliger nos députés au Québec de prêter serment à la reine d’Angleterre. En passant, tant qu’à faire le ménage, abolissons aussi l’inutile et couteux sénat canadien. Avant de rire des coutumes prévalant dans d’autres pays, il faudrait se regarder dans le miroir. Une petite gêne serait alors de mise, vous ne croyez pas? 

Alors, si on résume, posons-nous les questions suivantes : 

- Est-ce que c’est quelque chose d’important? Non. 

- Est-ce que ça intéresse le monde normal? Non. 

- Est-ce que ça concerne des gens significatifs? Non. 

- Est-ce que ça bouleverse l’échiquier mondial? Non. 

- Est-ce que ça affecte le bien commun? Non. 

Alors pourquoi parle-t-on autant de ce fait divers qui mériterait tout au plus un encart? À moins que le goût du commérage, du potinage et du ragot l’emporte. 

Le pauvre couple royal 

« Obligations royales. Une sortie de la crise Harry-Meghan est-elle possible? » Le prince Harry et sa femme Meghan Markle souhaiteraient leur indépendance financière. La reine Élisabeth II convoque une réunion d’urgence lundi . Tel était le titre d’un article de quasiment une page parue dans le sérieux quotidien Le Devoir le 13 janvier dernier.  

Pauvre petit couple opprimé qui vit et endure les diktats de la famille royale. On compatit avec eux. Mais quelle vie misérable! Les problèmes vécus par les 700 000 Rohingyas musulmans expulsés de force de leur propre pays, le Myanmar - Birmanie - (parqués, violés, torturés et assassinés depuis plus de deux ans) au Bangladesh, c’est de la petite bière comparée au drame existentiel que vit cet adorable couple royal. Il faudrait organiser une collecte de fonds pour leur venir en aide et les dons devraient être déductibles d’impôts. De vrais martyrs que l’on devrait canoniser de leur vivant : « Le retour “impossible” du Rohingyas au Myanmar. Cette population demeure la cible de crimes contre l’humanité (un génocide, quoi!) commis le gouvernement, affirment des enquêteurs de l’ONU ». 

Il me semble que l’on devrait s’intéresser davantage à ces pauvres gens, qui sont nos sœurs et nos frères, qu’à la cabale de nos deux rejetons royaux. Comme le disait Gilles Vigneault, « tous les humains sont de ma race ». À l’international, aucun pays occidental ne s’intéresse à eux. Ils n’y voient justement aucun incitatif. 

« Une sortie de crise... est-elle possible? » que titrait le titre de l’article. De quelle « crise » parle-t-on au juste? Et l’article soulignait gagner leur « indépendance financière ». Indépendance financière de la famille royale toujours sur le bras de fonds publics s’entend. Le Canada devrait tout simplement refuser l’entrée au pays de tels parasites qui, en plus, devra peut-être assumer les coûts de leur sécurité estimée à près de deux millions l’an. Il me semble que le Canada et le Québec devraient accueillir d’autres migrants, disons plus humanistes. Qu’on pensez-vous?  

Arrêtons de nous couvrir de ridicule en s’épanchant sur les tribulations de ces gens. Il y a tellement d’autres sujets à couvrir et à traiter. Leurs petits caprices ne procurent rien de substantiel aux auditeurs et aux lecteurs puisque cela ne les concerne pas. Même qu’il y en a plusieurs, comme moi, qui sont tannés d’en entendre parler et de les voir aux nouvelles. S.V.P., passons à quelque chose de plus sérieux à la hauteur des responsabilités de nos médias d’information et de nos dirigeants politiques.