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La multinationale Masonite ferme les portes de son usine de Lévis

Une soixantaine d’emplois perdus dans la fermeture de l’usine autrefois connue sous le nom de Portes Celco

Autrefois connue sous le nom de Portes Celco, l’usine Masonite de Saint-Romuald fermera l’été prochain. La soixantaine d’employés a été avisée la semaine dernière.
Photo Stevens LeBlanc Autrefois connue sous le nom de Portes Celco, l’usine Masonite de Saint-Romuald fermera l’été prochain. La soixantaine d’employés a été avisée la semaine dernière.

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L’usine Masonite de Saint-Romuald fermera définitivement ses portes d’ici l’été prochain. Une soixantaine d’employés perdront leur emploi alors que la production de portes usinées déménagera aux États-Unis et dans l’Ouest canadien.  

Le siège social de l’entreprise, situé à Tampa en Floride, a confirmé la nouvelle en après-midi au Journal. Autrefois nommée Portes Celco, l’usine fondée en 1985 avait initialement été vendue à l’entreprise Premdor en 1997 avant une fusion avec la multinationale américaine.  

Le vice-président aux ressources humaines de l’entreprise a indiqué que la production de l’usine se terminera au cours de l’été. «Nous travaillons la transition avec nos employés pour essayer de trouver de nouvelles opportunités d’emplois», a expliqué par courriel Robert Paxton.  

Employés secoués  

Selon le syndicat, les employés ont été avisés de la nouvelle la semaine dernière. L’annonce a d’ailleurs provoqué une onde de choc chez les travailleurs.   

«Les gens sont sous le choc, littéralement. Personne ne s’y attendait», confie Ann Gingras, présidente du Conseil central Québec–Chaudière-Appalaches de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).  

Plusieurs employés cumulaient plus de 25 ans de service et envisageaient la retraite dans quelques années, ce qui ajoute au malheur.  

«Il y a des gars qui ont rentré la machinerie pour l’ouverture il y a 35 ans qui sont encore là aujourd’hui. On en a entendu plein qui pensaient prendre leur retraite ici. Ça chamboule vraiment la vie de tout le monde», déplore un employé qui s’est confié au Journal.  

«On savait que la production avait un peu baissé, que le marché changeait, mais jamais au point de fermer.»  

Usine rentable, selon la CSN  

La surprise a été d’autant plus grande que l’usine n’avait aucun problème de rentabilité selon Ann Gingras. La qualité était au rendez-vous, et rien n’annonçait le transfert de la production des portes d’acier vers une usine des États-Unis et celle des portes en fibre de verre en Colombie-Britannique.  

«On nous a dit qu’ils voulaient optimiser leur réseau d’usines. En gros, ce que ça veut dire, c’est qu’ils faisaient de l’argent, mais qu’ils veulent en faire encore plus. C’est une triste nouvelle pour les travailleurs et pour l’économie régionale», déplore la CSN.  

Masonite opère cinq autres usines au Québec, soit Windsor, Saint-Éphrem-de-Beauce, Sacré-Cœur et deux usines à Lac-Mégantic, qui sont à l’abri, assure la direction américaine. «Nous n’avons pas dans nos plans l’arrêt de la production sur nos autres sites au Québec», assure Robert Paxton, v.-p. aux ressources humaines de l’entreprise.