/news/green
Navigation

«À quoi bon l’argent s’il part en fumée ?» : le cri d’alarme du prince Charles à Davos

«À quoi bon l’argent s’il part en fumée ?» : le cri d’alarme du prince Charles à Davos
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Faire fortune ne sert pas à grand-chose si elle part en fumée, a martelé mercredi à Davos le prince Charles, dans un cri d’alarme sur le réchauffement climatique lancé avant une rencontre avec la jeune militante du climat Greta Thunberg. 

• À lire aussi: Trump affirme qu’il «aurait adoré» rencontrer Greta Thunberg à Davos

Charles, le fils aîné de la reine Elizabeth II et l’héritier du trône britannique, a rencontré la jeune Suédoise en marge du Forum économique mondial, au moment même où le très climato-sceptique président américain Donald Trump quittait les lieux sans avoir croisé la militante. 

« À quoi bon tout l’argent généré dans le monde en continuant de faire des affaires comme si de rien n’était, en ne changeant rien si ce n’est guetter qu’il ne brûle pas dans des conditions catastrophiques ? », s’est exclamé Charles devant l’élite mondiale réunie dans cette station de ski des Grisons (Suisse). 

Partisan de longue date des causes environnementales, le prince Charles a inauguré à Davos sa plateforme Sustainable Markets Initiative, destinée à encourager le secteur privé à privilégier des moyens plus écologiques de soutenir la croissance. 

« J’ai besoin de votre aide (...) et de vos compétences pratiques pour nous assurer que le secteur privé nous conduise hors d’atteinte de la catastrophe où nous nous précipitons », a-t-il insisté devant un auditoire de grands patrons. 

« Nous ne pouvons pas continuer de perdre du temps. La seule limite est notre volonté d’agir et le moment d’agir est venu », a-t-il conclu. 

Après son allocution, Charles a eu un entretien privé avec Greta Thunberg, qui avait lancé la veille un strident rappel à l’ordre devant le Forum, soulignant que « notre maison brûle toujours ». 

De son côté, Donald Trump avait fustigé mardi à Davos « les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions d’apocalypse », pique transparente en direction de Greta Thunberg, présente dans l’auditoire. 

Le prince Charles, qui alerte les responsables politiques depuis des années sur les périls climatiques, se sent-il également concerné par les attaques de l’hôte de la Maison-Blanche ? 

« Ha ! Bien observé ! », a-t-il répondu en riant. 

En revanche, il n’a fait aucune référence dans son discours aux fortes turbulences que traverse la famille royale britannique après la décision de son fils, le prince Harry, et de l’épouse ce dernier, Meghan, de se mettre en retrait de la monarchie pour partir s’installer au Canada.