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Excursion de motoneige mortelle au Lac-Saint-Jean: «Ils n’étaient pas supposés être là»

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Le propriétaire du dépanneur où se sont arrêtés les premiers touristes français pour demander de l’aide affirme que personne connaissant le lac Saint-Jean n’est assez téméraire pour s’avancer sur la glace dans le secteur de la Grande Décharge.  

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L’homme qui est tombé à l’eau et les deux autres compagnons qui sont venus à son secours sont bien les trois motoneigistes qui se sont arrêtés au dépanneur Alimentation St-Henri à Saint-Henri-de-Taillon a confirmé la Sûreté du Québec, mercredi. Ils sont arrivés au dépanneur sur deux motoneiges. 

Avec la poudrerie qui sévissait dans le secteur, les trois survivants ont d’abord pensé que le reste du convoi avait pris un autre chemin pour se rendre à l’Auberge des Îles où ils étaient attendus, à Saint-Gédéon. 

« Ils sont venus chercher de l’aide, mais ils n’étaient pas en mode panique. Ils avaient perdu leurs amis », a affirmé le propriétaire Charles Tremblay. 

Les motoneiges des deux touristes qui ont secouru leur compagnon ont été abandonnées devant le dépanneur de Saint-Henri-de-Taillon.
Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Les motoneiges des deux touristes qui ont secouru leur compagnon ont été abandonnées devant le dépanneur de Saint-Henri-de-Taillon.

Il ne comprend pas comment un groupe de motoneigistes a pu s’aventurer sur la rivière de la Grande Décharge. « Tout le monde sait que ça ne gèle pas à cet endroit-là », a-t-il ajouté. 

Calmes  

C’est une employée de 17 ans qui était au dépanneur à l’arrivée des touristes, vers 19 h 30, mardi. 

« Il n’y avait pas de panique. Ils ont fait des appels téléphoniques. Ça arrive des motoneiges qui se perdent dans un sentier », a-t-il assuré. 

Le groupe circulait sur le sentier de motoneige balisé 93. 

« Ils ont lâché le sentier balisé, car le sentier n’embarque pas sur le lac. Il passe juste à côté du camping Belley et il rentre dans les terres. » 

Le trajet entre Saint-Henri-de-Taillon et Saint-Gédéon est d’environ une heure, tandis qu’en passant sur le lac Saint-Jean, on peut s’y rendre en moins de dix minutes, selon des habitués du secteur.   

« Probablement que rendu à 19 h, ils voulaient aller manger et se coucher en sauvant une heure. Si on opte pour le raccourci, il faut connaître la place. Hier soir [mardi], la visibilité n’était pas bonne. Ils n’étaient pas supposés d’être là », a soutenu M. Tremblay. 

« C’est très triste. C’est épouvantable, mais ce n’est pas arrivé dans un sentier balisé. Quand on dit qu’il faut connaître les cours d’eau avant d’embarquer là-dessus, bien, c’est ça », a ajouté M. Tremblay.