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Excursion de motoneige mortelle au Lac-Saint-Jean: «se promener hors des sentiers, c’est de la témérité»

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Jamais au grand jamais, les motoneigistes devraient s’aventurer en dehors des sentiers et plans d’eau balisés aux commandes de leur engin. C’est dangereux et téméraire, met en garde un expert. 

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Mardi soir, un guide québécois et huit touristes se sont aventurés sur les eaux glacées de la rivière Grande-Décharge à Saint-Henri-de-Taillon, au Lac-Saint-Jean. La glace a cédé sous le poids des motoneiges.  

Le guide de 42 ans est tombé à l'eau et cinq des motoneigistes sont depuis portés disparus. La police et l'armée ont immédiatement été appelées en renfort. Le guide est décédé au centre hospitalier. 

Julien Cabana, chroniqueur motoneige au Journal de Québec, avance une hypothèse pour expliquer ce qui a pu se passer dans les minutes qui ont précédé le triste accident. 

«C’est probablement quelqu’un (le guide ou un touriste) qui a voulu prendre un raccourci au lieu de prendre un sentier. Peut-être que la trajectoire de la personne a trop bifurquée vers l’eau», avance M. Cabana.

Témérité

L’expert a un important conseil de sécurité que ce soit pour les motoneigistes en herbe ou ceux qui s’y adonnent depuis des années. 

«On ne passe jamais à un endroit qui n’est pas balisé; aucun lac, aucune rivière, aucune surface glacée qui n’est pas balisée. On ne passe pas, c’est la règle la plus simple, sinon, c’est de la témérité, malheureusement», appuie Julien Cabana. 

La météo capricieuse cette saison contribuerait à créer des trous d’eau chaude. «Nous n’avons pas un hiver normal. Il y a du chaud, du froid, du chaud. Il faut une glace franche de 10 pouces pour dire que l’on a un sentier. Les bénévoles des clubs font des tests, percent des trous, évaluent la glace et une fois que la surfaceuse est passée, ils vont ouvrir le sentier», explique M. Cabana. 

«Ce qui s’est passé est la preuve qu’il ne faut jamais arrêter de parler de sécurité», se désole Julien Cabana.