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Démarche référendaire pressée: Gaudreault « étonné » par la volte-face de Plamondon

Sylvain Gaudreault, député péquiste
Photo d'archives, Simon Clark Sylvain Gaudreault, député péquiste

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La promesse de Paul St-Pierre Plamondon de tenir un référendum dans un premier mandat équivaut à s’en remettre à la «voix du Saint-Esprit», estime son adversaire à la chefferie du Parti québécois, Sylvain Gaudreault.  

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«J'ai été étonné, ce matin, de voir ça. Parce qu'il y a quand même une évolution, on va dire, ou un changement important par rapport à sa proposition d'il y a à peine trois ans, quatre ans, lors de la course de 2016, où il devient soudainement plus pressé», a commenté le député péquiste de Jonquière.   

Notre Bureau parlementaire a révélé jeudi que Paul St-Pierre Plamondon promettra un référendum dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste, dans le cadre de la course à la succession de Jean-François Lisée. Sa démarche tranche avec celle qu’il défendait lors de la course à la chefferie de 2016. M. St-Pierre Plamondon proposait alors un référendum dans un second mandat, mais seulement si 20% de la population signait un registre en sa faveur et qu’un sondage démontrait que l’indépendance récoltait l’appui de 45% des Québécois.   

Reconstruire le parti  

Pour sa part, Sylvain Gaudreault refuse de promettre une consultation populaire à court terme et juge l’engagement de son adversaire «prématuré». «Il faut prendre conscience de là où on est, présentement, c'est-à-dire troisième parti d'opposition, reconstruire notre organisation, aller rechercher de l'adhésion supplémentaire à la cause de l'indépendance du Québec, plaide-t-il. On a un gros travail à faire là-dessus, rebâtir notre organisation partout sur le terrain et prendre acte également que, selon les récents sondages, l'indépendance est à 25% ou 30%, au mieux.»   

«Ce que je déplore, et c'est ce que j'ai lu dans l'article de ce matin, c'est que, un petit peu comme par la voix du Saint-Esprit, bien là, en 2022, on va être immédiatement prêts», ajoute-t-il.  

18-35 ans  

Quelques heures plus tard, celui qui propose une « transition écologique et énergétique juste » a reconnu sur Facebook que le PQ n’attire plus autant les jeunes que par le passé. «Je m'engage à tout faire pour que le Parti Québécois redevienne le premier choix des électeurs de 18 à 35 ans pour l'élection de 2022», écrit-il.  

Pour le moment, le PLQ trône en tête dans cette catégorie d’électeurs. Le PQ, lui, arrivait quatrième selon un sondage Léger en novembre dernier, tout juste derrière Québec solidaire, avec 17% des intentions de vote chez les jeunes.  

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