/news/politics
Navigation

Le PLQ doit rappeler à l’ordre Marc Tanguay, après ses propos sur l’UPAC, affirme le premier ministre

Le PLQ doit rappeler à l’ordre Marc Tanguay, après ses propos sur l’UPAC, affirme le premier ministre
Photo d'archives Simon Clark

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | Le premier ministre du Québec, François Legault, demande au chef par intérim du Parti libéral, Pierre Arcand, «de rappeler à l’ordre» le député Marc Tanguay.  

Il estime que ce dernier «est allé trop loin» en demandant aux policiers de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) de conclure l’enquête Mâchurer sur le financement du Parti libéral du Québec (PLQ) à l’époque où Jean Charest en était le chef.    

«C’est important que les partis politiques soient indépendants du travail des policiers et ça inclut l’UPAC. On peut bien dire qu’on souhaiterait qu’à un moment donné, il y ait une conclusion [de l’enquête], mais on ne peut pas aller exiger, demander, comme le fait Marc Tanguay», a-t-il déclaré depuis Davos, en Suisse, où il assiste présentement au Forum économique mondial.    

Mercredi, le leader parlementaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay, a estimé qu’il était temps pour l’UPAC d’accuser ou de s’excuser auprès de Jean Charest, plus de six ans après le début de l’enquête.    

«On demande à l’UPAC, réellement, de mettre un point final d’une façon ou d’une autre à cette enquête-là, après six ans, ça n’a pas de bon sens», a-t-il affirmé en mêlée de presse.    

Mardi, le premier ministre François Legault, tout en précisant qu’il revenait à l’UPAC de décider des suites à donner à l’enquête Mâchurer, a affirmé mardi avoir «hâte que ça aboutisse et [...] hâte que les policiers donnent leur conclusion».   

La déclaration de Marc Tanguay survenait, quant à elle, au lendemain de la diffusion, par Radio-Canada, d’une entrevue dans laquelle Jean Charest s’attaque à la crédibilité de l’UPAC. Il y qualifiait notamment l’enquête Mâchurer de «partie de pêche».  

«Il a surtout commenté ce qui le touche lui, personnellement, et évidemment, ce sont les allégations et je pense que c’est un cri du cœur qui est tout à fait justifié pour un citoyen qui fait l’objet de ces allégations depuis six ans», a fait valoir Marc Tanguay à propos de l’entrevue de l’ex-premier ministre.    

D’autres libéraux ont tenté de rectifier le tir jeudi, lorsque pressés de questions à propos de la sortie de Marc Tanguay.    

À l’occasion de l’officialisation de sa candidature à la direction du parti, jeudi, la députée Dominique Anglade s’est d’ailleurs portée à la défense de son leader parlementaire.    

«Les propos qui ont été tenus [mercredi], c’était de dire la même chose que le premier ministre a dit: est-ce que c’est long? Oui, c’est long, mais encore une fois, rappelons-nous de l’indépendance de nos institutions. Mais je connais assez Marc Tanguay pour savoir qu’il tient beaucoup à l’indépendance de nos institutions», a-t-elle expliqué.  

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.